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La CAQ chassée d’une manifestation : « La ligne n’a pas été franchie », dit Nadeau-Dubois

Le co-porte-parole de Québec solidaire a dit ne pas avoir été témoin de gestes de violence ou d'intimidation.

Gabriel Nadeau-Dubois devant une station de métro.

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

« C'est correct pour les citoyens de dire qu'ils ne sont pas d'accord. »

C'est ainsi que le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a résumé la situation dans laquelle se sont retrouvés certains candidats de la Coalition avenir Québec (CAQ) vendredi après-midi, lors de la marche pour le climat, à Montréal.

Plus tôt, il avait a été pris à partie sur les réseaux sociaux par certains de ces mêmes candidats, qui lui reprochaient de ne pas avoir dénoncé les injures dont ils ont été victimes durant la manifestation, qu'ils ont dû quitter rapidement.

Après avoir dit lors de la marche qu'il comprenait la réaction des manifestants, M. Nadeau-Dubois a tenu un point de presse dans lequel il a cherché à clarifier sa position.

De jeunes femmes manifestent en brandissant des pancartes sur lesquelles on peut lire notamment : « Changeons le système, pas le climat » et « Les vegans sont chauds ».
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Montréal a manifesté pour la planète, vendredi.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Je veux que les choses soient bien claires, et je veux qu'il n'y ait absolument aucune ambiguïté, a-t-il dit. Je condamne, et Québec solidaire condamne, toute forme de violence, d'intimidation ou de menace à l'intégrité physique de toute personne.

Mais il ne considère pas que les candidats caquistes ont été victimes de tels gestes. Ce n'est pas ce que j'ai vu, a-t-il répété à plusieurs reprises.

« Ce que j'ai vu cet après-midi, c'est des jeunes de 13, 14, 15, 16 ans scander des slogans pour exprimer leur désaccord envers un parti politique, la CAQ. Ça s'est fait pacifiquement, ça s'est fait oralement. »

— Une citation de  Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

« Engagez-vous ou décalissez », « Vous n'êtes pas les bienvenus », « Allez chier »... Les invectives, certaines plus créatives que d'autres, n'ont pas manqué. Ce sont des propos, pas des gestes, a nuancé le co-porte-parole solidaire, acceptable selon lui dans une société démocratique.

Benoit Charette défend son bilan sous les huées

Des candidats de la Coalition avenir Québec, dont certains ténors du parti, voulaient se faire voir lors de la marche pour le climat de Montréal. Mais des manifestants ne l'entendaient pas ainsi.

Le ministre de l'environnement sortant, Benoit Charette, accompagné d'autres ténors de son parti, a tenu un point presse en marge de cette marche où il a insisté sur les réalisations environnementales de son gouvernement.

C'est sous une pluie d'injures qu'il a dû s'exécuter, et c'est sous les quolibets et les invectives que ses collègues et lui ont quitté la manifestation, quelques dizaines de minutes plus tard.

Le ministre de l'Environnement Benoit Charette à la marche pour la justice climatique, le 23 septembre à Montréal.

Benoit Charette affirme avoir été victime de violence lors de la marche pour la justice climatique, le 23 septembre à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Sur Twitter, M. Charette a estimé que Gabriel Nadeau-Dubois a raté une belle occasion de dénoncer la violence et l’intimidation exprimées à la manifestation pour le climat.

« Le [Parti conservateur du Québec] a ses extrémistes. Vous devez admettre que vous avez les vôtres. Tous les gestes de violence et d’intimidation doivent être dénoncés. »

— Une citation de  Benoit Charette, candidat pour la CAQ et ministre sortant de l'Environnement

Occasion de leadership raté. Honteux, a ajouté le candidat caquiste dans Sainte-Rose, Christopher Skeete.

La réplique de M. Nadeau-Dubois ne s'est pas fait attendre. Ils ont fait le choix de se présenter dans une manifestation qui critiquait leur inaction sur le climat, a-t-il dit. Il y a des gens qui n'étaient pas contents de les voir là.

Si j'étais allé dans une manifestation pour le pétrole, je pense que des gens m'auraient hué. C'est très désagréable, mais ça fait partie d'une société où il y a de la liberté d'expression, a-t-il résumé.

Les politiciens avaient été prévenus

C'est dans un contexte de revendication que se tenait la marche de vendredi. Des milliers d'étudiants des cégeps et des universités de la province avaient voté une journée de grève pour l'occasion. Les participants dénonçaient, entre autres, le manque d'audace des propositions des partis politiques, au lendemain du dernier débat des chefs de la campagne électorale.

Les organisateurs de l'événement avaient tenu à lancer un message aux hommes et aux femmes politiques : Si ces politiciens ne partagent pas nos revendications, non, ils ne sont pas les bienvenus, avait résumé François Geoffroy, membre de la coalition organisatrice, lors d'un point de presse vendredi matin.

« Quand on participe à une manifestation, habituellement, c'est qu'on appuie les revendications. »

— Une citation de  Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU et membre de la coalition

Les groupes membres de cette coalition revendiquent la fin du recours aux énergies fossiles dès 2030, et des changements en profondeur dans les habitudes de consommation de la population. Ça fait 30 ans qu'on traîne la patte au niveau de la transformation de nos sociétés, et là on est en train de se confronter à un mur, a ajouté François Geoffroy.

Avec les informations de La Presse canadienne

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