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Patrick Roy et les Remparts en quête des grands honneurs

Entrevue avec l'entraîneur-chef des Remparts de Québec à l'aube de la nouvelle saison dans la LHJMQ.

Patrick Roy et le journaliste Jean-Philippe Martin

Le journaliste Jean-Philippe Martin a rencontré l'entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy.

Photo : Radio-Canada

Les Remparts de Québec entament une nouvelle saison avec de grandes attentes. L'équipe déborde de joueurs talentueux qui ont atteint le sommet de leur potentiel au hockey junior. Comment Patrick Roy entrevoit-il cette nouvelle saison qui pourrait fort bien être sa dernière comme entraîneur-chef des Remparts? Jean-Philippe Martin l'a rencontré pour discuter de ce nouveau départ.

Après avoir subi une défaite crève-cœur l'an dernier, dans le dernier match de la série demi-finale contre les Cataractes de Shawinigan, tous les espoirs sont permis pour les Diables rouges.

Une nouvelle saison commence, mais il me semble difficile de ne pas avoir en tête la fin de la dernière saison. Est-ce le cas pour vous?

Patrick Roy : C'est sûr qu'on va apprendre de notre dernière saison, mais on va la mettre derrière nous. Ça ne donne rien de vivre avec ça. Je pense qu'il faut faire le virage, on est rendu là. Je suis convaincu que nos joueurs ont beaucoup appris de cette saison-là. Je pense qu'on va grandir par rapport à certains matchs qu'on a joués, surtout en séries éliminatoires. Je pense que ça rend notre groupe meilleur. J'aborde cette saison avec beaucoup d'optimisme.

Tu l'as surement vécu comme joueur, quel effet une défaite comme celle subie contre Shawinigan a sur un hockeyeur?

P.R. : Je pense que les mentalités ont un peu changé. Tout le monde était très déçu, mais on dirait que les jeunes d'aujourd'hui ont plus de facilité à faire le virage que ceux de mon époque. Et c'est bien ainsi. Ça va être intéressant de voir comment on va se comporter en début de saison. C'est sûr qu'il nous manque beaucoup de joueurs, on a sept joueurs qui sont présentement dans des camps professionnels, ça va être différent pour nous.

Les joueurs des deux équipes se serrent la main.

Les Cataractes de Shawinigan ont éliminé les Remparts de Québec en demi-finale de la LHJMQ en juin dernier (archives).

Photo : Radio-Canada

À moins d'une surprise, tu auras à travailler avec les mêmes joueurs que la saison passée. As-tu l'impression de repartir au même point où vous étiez l'an dernier?

P.R. : Il faut trouver un équilibre. Il ne faut pas délaisser ceux qui arrivent, mais il ne faut pas non plus endormir ceux qui étaient là l'année passée. Il faut quand même revenir sur certains détails, certaines structures qu'on utilisait au niveau tactique d'équipe, sur notre échec avant, notre défensive de zone, nos replis défensifs, etc. Il faut toujours faire des retours en arrière. L'été, les gars oublient.

Y a-t-il des faiblesses au sein de votre équipe?

P.R. : On aime notre équipe, on aime la profondeur devant le filet, la profondeur à la défense et à l'attaque. On a aussi hâte de voir comment nos jeunes vont progresser et les responsabilités qu'ils pourront prendre dans une année où malheureusement pour eux, on est peut-être moins ici pour le développement, mais plus pour essayer d'aller chercher les grands honneurs. J'aime où on est présentement, mais je pense qu'à la période des transactions, on aura des décisions à prendre.

Certains ont dit que ta sortie contre la qualité de l'arbitrage dans le circuit est une distraction pour ton équipe. Est-ce le cas?

P.R. : Oui, ç'a été une distraction. Mais, maintenant, je pense qu'il faut qu'on la mette de côté et il faut avancer. Moi aussi, je dois passer à autre chose. Je me rappelle notre série contre Détroit quand j'étais au Colorado. On avait perdu notre focus, on a vécu beaucoup sur le passé. Quand on a accepté le passé, on est devenus meilleurs. C'est ce que je veux voir de notre groupe et moi-même.

Roy crie derrière ses joueurs sur le banc durant le match.

Patrick Roy s'est plaint du travail des officiels après que son équipe ait subi l'élimination la saison dernière (archives).

Photo : Jonathan L'Heureux

L'an passé, tu as senti le besoin de solliciter l'appui des partisans qui se faisaient tirer l'oreille. Qu'est-ce qui a changé selon toi, pour que tu aies le besoin de faire cet appel-là.

P.R. : C'est un mélange de choses. Premièrement, on est dans un amphithéâtre différent, plus dispendieux à l'intérieur peut-être que ce l'était au Colisée. Aussi, l'équipe n'a peut-être pas performé à la hauteur de ce que les gens auraient souhaité dans les années précédentes. On a des gens extraordinaires à Québec, qui adorent le hockey. Je suis content de voir l'appui que les gens nous ont donné, c'était très apprécié. L'ambiance qu'on avait lors du dernier match contre Shawinigan, c'était féérique. C'est sûr qu'on a encore besoin des gens, ils sont très importants dans le succès d'une équipe.

En terminant, la question que tout le monde se pose : est-ce que c'est ta dernière saison derrière le banc des Remparts?

P.R. : C'est une forte possibilité. J'essaie d'être prudent dans mes commentaires. Lorsqu'on a engagé Simon Gagné [comme adjoint], c'était dans le but de lui permettre de voir où il se situe là-dedans et s'il a le goût de devenir entraîneur-chef de l'équipe. Si Simon a beaucoup de plaisir et il veut vivre l'aventure, à la fin de la saison, à ce moment, ce sera plus facile pour moi de lui céder ma place. Pour le moment, je demeure prudent. Est-ce que je pense que Simon commence à prendre du plaisir? Je pense que oui. Il commence à se sentir de mieux en mieux sur la patinoire. Il est très intelligent, il observe. Je sens qu'il est de plus en plus impliqué et c'est bon pour notre organisation. S'il se sent prêt, pourquoi pas!

Et si c'est le cas, est-ce que tu resteras quand même avec les Remparts?

P.R. : Oui. Moi, j'aime le rôle de directeur général. Je te dirais qu'à court terme, c'est quelque chose qui me plairait, c'est certain.

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