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Marche pour la justice climatique à Québec

Des militants défilent dans les rues de Québec, banderoles et pancartes à la main.

Reportage de Pierre-Alexandre Bolduc sur la marche pour le climat.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Des centaines de manifestants se sont fait entendre dans les rues de Québec vendredi dans le cadre d'une marche visant à réclamer plus d'actions dans la lutte contre les changements climatiques.

Plus de 130 000 étudiants et 14 000 travailleurs étaient en grève aujourd'hui pour prendre part à cette mobilisation qui s'est déroulée en simultané dans plusieurs villes du Québec et du monde entier.

À Québec, la marche a débuté vers 13 h au parc des Braves, dans le quartier Montcalm. Les militants ont ensuite défilé dans les rues du centre-ville jusqu'à l'Assemblée nationale.

Les jeunes derrière cette marche se joignent au mouvement Fridays for Future, qui appelle à une grève mondiale pour la justice climatique. La militante écologiste Greta Thunberg est à l'origine de ce mouvement de protestation qui est né en Suède, en 2018.

Des manifestants pour le climat assemblés au parc des Braves

Les manifestants se sont réunis au parc des Braves à Québec vers 13h.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

La portée internationale de l'évènement n'a toutefois pas empêché les militants de donner une saveur très locale à leurs revendications.

« Un troisième lien, ça sert à rien! » ont scandé des manifestants, pancarte à la main.

Le tunnel que propose la Coalition avenir Québec (CAQ) et le pont proposé par le Parti conservateur du Québec (PCQ) ne passent pas le test auprès des militants soucieux de l'environnement rencontrés sur place.

Québec comme métropole est capable d'avoir de pas mal meilleures idées que ça pour gérer la circulation, lance une manifestante.

Moi, je suis très anti-troisième lien, pro-tramway à 100 %!, ajoute une autre manifestante.

Plusieurs militants affichaient ouvertement leur appui au parti Québec solidaire, ainsi qu'au groupe citoyen Québec désire son tramway.

Des étudiants dans une photo de groupe avec leur pancarte devant le campus de Lévis de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Des étudiants en grève ont provoqué la levée des cours au campus de Lévis de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Photo : Gracieuseté

La mobilisation a pris fin en milieu d'après-midi, devant l'Assemblée nationale.

Manque de sérieux

À quelques jours du scrutin au Québec, plusieurs militants se disent vexés du manque de sérieux que les candidats accordent aux questions liées à l'environnement, selon Julien Perron, porte-parole de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES)

La Coalition demande une sortie complète des énergies fossiles d’ici 2030, ainsi que la taxation de la richesse pour un réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux.

Ce qui m'a le plus déçu, c'est l'absence de mesures bien définies dans leurs discours, relate Julien Perron, au micro de l'émission Première heure, animée par Alex Boissonneault.

Le débat des principaux chefs de partis, diffusé sur les ondes de Radio-Canada jeudi, n'a pas changé la donne selon lui.

Son camarade Thomas Harton de la CEVES croit également que le sujet des changements climatiques n'a été qu'effleuré jusqu'ici.

On l'a vu pendant deux semaines dans les débats : ça n'a pas été tant abordé, dit-il.

Un de ses souhaits : que les citoyens de Québec aient plus d'options en matière de mobilité.

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