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Un débat électoral au Cégep de Chicoutimi avec deux candidats sur cinq

Une scène noire avec cinq tables, dont trois vides, et une animatrice.

Seulement deux partis politiques étaient représentés au débat électoral au Cégep de Chicoutimi jeudi midi. Trois tables sont donc demeurées vides.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Radio-Canada

Un débat électoral s'est déroulé jeudi au Cégep de Chicoutimi. Cependant, il n'a réuni que deux participants.

Seuls le Parti québécois (PQ), avec Émile Simard (Dubuc), et Québec solidaire (QS), avec Andrée-Anne Brillant (Dubuc), ont été représentés lors du débat électoral qui s'est déroulé au Théâtre C. Sur scène, trois tables sont donc demeurées vides.

Pourtant, l'organisatrice de l'événement, l'enseignante France Devin, avait envoyé des invitations aux différentes formations politiques dès le déclenchement de la campagne électorale le 28 août.

Cette enseignante de science politique a expliqué que le Parti libéral du Québec (PLQ) n’a jamais envoyé d'accusé de réception et que le Parti conservateur du Québec (PCQ) a annulé sa participation mercredi. Quant à la Coalition avenir Québec (CAQ), selon Mme Devin, ses membres auraient refusé de se joindre au débat sous prétexte que les étudiants n'étaient pas leurs électeurs cibles.

Une femme sourit devant un mur.

L'enseignante en science politique au Cégep de Chicoutimi France Devin était très déçue de l'absence de trois partis lors du débat.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

On dit souvent que les jeunes, les 18 à 34 ans, ne vont pas voter et on parle souvent du cynisme vis-à-vis de la politique. Justement, c’est pour ça que quand il arrive des élections, je m’organise tout le temps pour faire des débats pour impliquer les jeunes dans la chose politique et le fait que des candidats décident de ne pas se présenter, pour moi c’est presque un accroc à la démocratie, a vivement critiqué l’enseignante.

De leur côté, les caquistes soutiennent avoir refusé d'être représentés lors du débat tenu au Cégep de Chicoutimi, car la préparation en prévision d'un tel exercice requiert de longues heures de travail. Ils ont préféré investir leur temps pour se rendre sur le terrain afin d'y rencontrer des électeurs, a-t-on indiqué, du côté l'équipe régionale caquiste.

Mercredi, quatre partis étaient représentés lors du débat organisé au Cégep de Jonquière devant une foule de 200 étudiants. Seul le PLQ était absent, mais parce qu’il a répondu trop tardivement à l’invitation.

En soirée, un second débat a eu lieu à Radio-Canada, réunissant là aussi la CAQ, le PQ, QS et le PCQ. Le PLQ devait y être, mais la candidate désignée a été frappée par la COVID-19.

Un autre débat se tiendra vendredi au Collège d’Alma.

Deux candidats sont debout derrière des tables sur une scène.

Andrée-Anne Brillant, de Québec solidaire, et Émile Simard, du Parti québécois, étaient les deux seuls candidats présents lors du débat tenu jeudi au Cégep de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Des participants déçus

Les deux seuls participants au débat ont dénoncé cette situation avec vigueur.

C’est une déception, beaucoup, pour les jeunes. Je ne peux pas imaginer comment on peut se sentir quand il y a des partis qui considèrent que la jeunesse n’est pas importante. Pour moi, c’est ça le message que ça envoie. Je trouve ça vraiment aberrant, a déploré Andrée-Anne Brillant.

On est avant tout démocrate, puis je pense que pour le bien-être de notre démocratie, débattre c’est la base. Avec des gens qui refusent de débattre, je dis: "Où est-ce qu’on s’en va?" On s’en va vers un message commun qui est donné par le national et le local ne devrait plus parler? C’est qu’ils laissent parler leur chef, puis après ça, eux autres au local, ils décident de ne rien faire. Au contraire, on a des enjeux locaux à mettre de l'avant, a dénoncé de son côté Émile Simard.

Selon les informations de Catherine Gignac

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