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La démolition du pont de Québec est « un épouvantail de campagne », dit Gilles Lehouillier

Vue sur le Pont de Québec et le Pont Pierre-Laporte

Reportage de Louise Boisvert sur l'hypothèse d'une démolition

Photo : iStock / marcduf

Gilles Lehouillier juge « farfelue » l’hypothèse de la démolition du pont de Québec si le CN, le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec n’arrivent pas à s’entendre.

Ce scénario a été évoqué jeudi par le négociateur d’Ottawa dans le dossier. Selon Yvon Charest, puisque les coûts d’entretien du pont sur 25 ans sont sensiblement les mêmes que celui d’une démolition, il n’est pas impossible qu’une entreprise privée décide un jour qu’il serait plus rentable de le démolir.

Ce n’est qu’une hypothèse de ce qui pourrait se produire d’ici quelques dizaines d’années si le CN demeure propriétaire du pont, mais le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a été piqué au vif. On amène ça en pleine campagne électorale provinciale. C'est comme un épouvantail qu'on sort soudainement. L'idée, c'est quoi? De mettre le couteau sur la gorge du gouvernement provincial pour dire : "Payez!"? C'est ça, la stratégie? s’est-il étonné.

Gilles Lehouillier a rappelé que le gouvernement provincial s’est déjà engagé à investir 300 millions de dollars dans le remplacement du tablier du pont de Québec. De son côté, le fédéral s’est engagé à devenir propriétaire de cette infrastructure, mais l’entente avec le CN est pour l’instant bloquée par Québec, qui s’inquiète du prix du loyer qu’il aura à payer pour maintenir la circulation automobile.

« Il faut arrêter de tourner en rond et de donner des prétextes pour ne pas que ça se réalise. »

— Une citation de  Gilles Lehouillier, maire de Lévis

Bruno Marchand veut des résultats

Moins critique face à la sortie d’Yvon Charest, le maire de Québec croit néanmoins lui aussi que ce dossier a assez traîné. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas qu'on en parle tant que ça en campagne, c'est qu'on prenne des engagements et qu'on ait des résultats, demande Bruno Marchand.

Bruno Marchand, maire de Québec.

Bruno Marchand, maire de Québec

Photo : Radio-Canada

« Le dossier ne doit plus perdurer à s'envoyer la balle de part et d'autre : ce sont les citoyens qui y perdent. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Selon M. Marchand, François Legault devra se prononcer plus tôt que tard sur l’hypothèse d’une démolition. Je présume que [jeudi] soir, ça va faire partie du débat. On va attendre de voir la réaction du premier ministre. Je pense qu'il a à répondre à la suite des interventions de M. Charest, a avancé le maire Marchand.

Au fédéral, le ministre Jean-Yves Duclos s’étonne de son côté de voir Québec bloquer une entente pour des sommes additionnelles à débourser qui iraient de trois à cinq millions de dollars par année. On a besoin, à Québec, de notre premier lien : le pont de Québec. L'utilité est évidente et les coûts sont très modestes par rapport [au troisième lien], a souligné le député de Québec.

Dans le camp conservateur, Pierre Paul-Hus juge plutôt que la responsabilité première revient au gouvernement fédéral. M. Duclos, qui est ministre de la région de Québec, devrait sortir et s'organiser pour trouver une solution. C'est à lui de régler le problème.

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