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Course contre la montre pour sortir les bateaux de l’eau avant l’arrivée de Fiona

À Shediac, où la marina avait été très endommagée par la tempête post-tropicale Dorian, les plaisanciers sont prévoyants.

Un bateau renversé et un quai arraché.

Les dommages causés par Dorian à la marina de Shediac, en septembre 2019.

Photo : Radio-Canada / Jessica Savoie

Radio-Canada

La marina de Shediac au Nouveau-Brunswick fourmillait d'activités jeudi. Les responsables de la marina et les propriétaires des bateaux qui s’y trouvent ne laissent rien au hasard, alors que l’ouragan Fiona continue sa route vers la côte est canadienne.

Les installations avaient été lourdement endommagées par la tempête post-tropicale Dorian, le 7 septembre 2019. Cette tempête, avec ses vents d’ouragan de catégorie 2, avait principalement causé des dommages en Nouvelle-Écosse, mais ses effets s’étaient aussi fait sentir au Nouveau-Brunswick.

Il n’y a pas de panique, mais le monde de souvient de Dorian. Ils prennent un peu plus au sérieux que les tempêtes précédentes qu’on avait vues dans le passé, a expliqué jeudi matin Gerry O’Brien, le gérant du Yacht Club de Shediac.

Gerry O'Brien.

Gerry O'Brien, à la marina de Shediac, jeudi matin.

Photo : Radio-Canada / Karine Godin

Le club surveillait le développement de l’ouragan Fiona depuis la semaine dernière, dit-il, et a envoyé des courriels aux membres pour leur conseiller de se tenir prêts.

Une quarantaine de bateaux ont été retirés de la marina mercredi, indique Gerry O’Brien. Vu la quantité d’embarcations qu’il faut déplacer, cette planification n’est pas superflue, d’autant plus que certains propriétaires ont besoin d’une grue pour leur voilier.

Il y a une coordination à faire en arrière de tout ça, pour faire sûr que tout se fait dans l’ordre, résume M. O’Brien.

On essaie de prendre nos précautions pour avoir le moins de bateaux sur place. T’as juste l’infrastructure qui va monter puis descendre si on a des hautes marées, ou si on a beaucoup de vent. C’est moins dur sur l’infrastructure, dit le gérant du Yacht Club.

Des voiliers éparpillés dans une marina au Nouveau-Brunswick. Image prise des airs.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des voiliers projetés dans tous les sens au Shediac Bay Yacht Club, au Nouveau-Brunswick, après la tempête du 7 septembre 2019.

Photo : Gilles Maillet

On estimait en 2020 que Dorian avait coûté 2 millions de dollars à la marina de Shediac. D’importantes rénovations ont été faites, de nouveaux quais ont été construits.

Gerry O’Brien est plus rassuré par l’état des lieux qu’il ne l’était il y a trois ans. Notre système d’ancrage, nos poteaux, dit-il, c’est tout cimenté.

Les dernières années depuis Dorian, on se prépare beaucoup mieux. On s’est préparé un plan, rappelle-t-il. Malgré tout, on ne peut prédire l’imprévisible. On ne sait jamais, dit Gerry O’Brien. C’est dame Nature qui va décider qu’est-ce qui se passe. Nous autres, on peut juste faire qu’est-ce qu’on peut faire.

Bateaux amarrés.

C'était le calme avant la tempête jeudi à la marina de Shediac.

Photo : Radio-Canada / Karine Godin

Jeudi, on continuait à s’affairer à Shediac. Toute la marina est un peu en suspens. Les marins sont tous un peu en suspens, ceux qui ont vécu la tempête [Dorian], parce que c'était pas un cadeau. Puis là, ils annoncent des plus gros vents, raconte Marc Paulin.

M. Paulin se préparait à sortir son bateau de la marina. Je suis en train d'essayer d'enlever le mât, planifier ça avec une gang de monde ici, pour que le bateau puisse être prêt à remorquer, nous explique-t-il.

On a passé en travers de la dernière tempête, et puis mon ancien bateau — il s'appelait Terrien — il a abouti sur les roches en arrière de la colonne qu'on voit là, dit-il.

Marc Paulin est assis au quai. Il lève un bras pour pointer la grue, derrière lui, qu'il va utiliser pour sortir son bateau de la marina.

Marc Paulin explique comment il va sortir son bateau de la marina avant l'arrivée de la tempête Fiona.

Photo : Radio-Canada

Lui aussi avait bon espoir que les nouvelles infrastructures soient plus résilientes que celles qui ont été malmenées par Dorian y a trois ans.

Marc Paulin s’avouait néanmoins fébrile et un petit peu inquiet à quelques heures de l’arrivée de Fiona. Son bateau était une perte totale la dernière fois, et maintenant, il ne peut que prendre ses précautions.

Ben, c'est ça la nature, philosophe-t-il. On verra qu'est-ce qui arrive.

À Bas-Caraquet aussi

Le port de plaisance de Bas-Caraquet était presque vide jeudi, à quelques heures du début annoncé des intempéries.

Tina LeBouthillier photographiée à l'extérieur, dans la marina où il n'y a presque plus de bateaux.

Le port de plaisance de Bas-Caraquet est presque vide, jeudi, ce qui rassure la gérante Tina LeBouthillier.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Cela rassurait beaucoup la gérante, Tina LeBouthillier. Au lieu d'avoir des dommages, on demande à la plupart des propriétaires de bateaux soit de les sortir, ou quand on a de la place, on peut les placer côté ouest de la marina, protégé par un muret.

On s'attend à avoir des vents du nord, noroît. Coté ouest, à ce moment-là, est plus sécuritaire pour les bateaux, disait-elle.

Avec les renseignements de Karine Godin et René Landry

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