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Autochtones dans l’Ouest : croissance de la population, questions autour des services

L'école secondaire Ermineskin, située à Maskwacis, en Alberta.

Certains réclament des investissements importants pour les jeunes autochtones, dont le nombre est en croissance nette.

Photo : Radio-Canada / Josée St-Onge

La population des Premières Nations et des Métis dans l’Ouest canadien continue de croître, comme l’indiquent de nouvelles données du recensement de 2021 de Statistique Canada. Si cette hausse est accueillie avec fierté parmi des Métis et enchante certains membres des Premières Nations, elle fait craindre à d’autres un manque de services.

Près d’un million d’Autochtones vivent dans les quatre provinces de l’Ouest canadien, selon les données de Statistique Canada.

La population [autochtone] dans l’Ouest canadien est grandissante et c’est important, se réjouit Robert-Falcon Ouellette, chercheur au Centre Pearson pour des politiques progressistes, membre de la Nation Red Pheasant et ancien député libéral.

Alors qu’elle a déjà été considérée en voie d’extinction, il est heureux que la population autochtone soit à présent extrêmement jeune dans cette partie du pays.

Les données de Statistique Canada le confirment. En 2021, la population autochtone était en moyenne 8,2 ans plus jeune que l'ensemble de la population non autochtone.

Ces données mettent en évidence, selon Robert-Falcon Ouellette, que des dépenses considérables en éducation et en santé sont nécessaires pour cette tranche de la population.

Dans une pièce où, au mur, sont accrochées des peintures représentant une tête et des pattes d'aigle, un homme aux longs cheveux noirs noués en tresse et vêtu d'un costume bleu ciel parle.

Robert-Falcon Ouellette, chercheur au Centre Pearson pour des politiques progressistes, membre de la Nation Red Pheasant et ancien député libéral.

Photo : Radio-Canada

Le chef régional de l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique (BCAFN),Terry Teegee, estime lui aussi que ces résultats doivent faire réfléchir le gouvernement fédéral, lorsqu’il est question de transferts de fonds vers les communautés.

Selon lui, une population en croissance signifie que, dans quelques années, un grand nombre de jeunes adultes autochtones feront leur entrée dans la société, ce qui peut avoir un lourd impact sur certaines communautés qui n’y sont pas prêtes.

Nous devons penser aux implications d'avoir une jeune population massive en ce qui concerne les problèmes sociaux, les dépendances, l'emploi, l'éducation, avertit Terry Teegee.

Cette réflexion est d’autant plus importante à avoir dans les grandes villes, selon lui, puisqu’entre 2016 et 2021, la population autochtone vivant dans un grand centre urbain a augmenté de 12,5 %, comme l'indique Statistique Canada.

Cela exige des logements abordables pour éviter l'augmentation du nombre de personnes sans-abri [...] et des ressources pour les aider à faire partie de la communauté et de la société, à trouver un emploi et à bénéficier des services nécessaires, explique-t-il.

Fiers de leur identité métisse

La population des Métis a aussi augmenté entre 2016 et 2021, indique Statistique Canada. En 2021, 624 220 Métis vivaient au Canada, une hausse de 6,3 % qui ravit le vice-président de la Fédération des Métis du Manitoba (MMF), André Carrier.

Ça démontre une fierté incroyable. [...] Avec cette fierté, on se représente plus avec le gouvernement, c’est plus facile de faire la déclaration qu’on est Métis, dit-il.

André Carrier pose dans le cimetière de la cathédrale de Saint-Boniface, le 13 mai 2022.

André Carrier est vice-président de la Fédération des Métis du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Gilbert Rowan

Selon André Carrier, il est important de reconnaître que la plupart des Métis se trouvent en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, même si des Métis de la rivière Rouge vivent à l’extérieur de l’Ouest canadien.

C’est bon que les gens s'identifient, mais il faut être certain que ce sont des Métis du groupe autochtone original. [...] On a notre propre culture, notre manière de vivre, nuance-t-il.

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