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Ann-Renée Desbiens, la championne qui n’oublie pas ses racines

Desbiens pose avec sa médaille aux côtés d'une femme avec son gilet

Ann-Renée Desbiens lors d'un événement de signature d'autographes au Tournoi pee-wee de Québec, au printemps.

Photo : Jonathan Roy

Elle a beau être championne du monde et championne olympique, les choses ne changent pas pour Ann-Renée Desbiens lorsqu'elle visite le domicile familial de Charlevoix. « Quand je reviens dans la région, je corde du bois et je passe du temps en famille. »

Gardienne titulaire de l’équipe canadienne lors des Jeux de Pékin et des deux derniers Mondiaux, l’athlète de 28 ans a ajouté trois médailles d’or à sa collection dans la dernière année.

À travers le monde, la réputation de celle qui se fait désormais appeler la Grande Muraille de Charlevoix n’est plus à faire. Ses arrêts miraculeux dans la dernière minute de la finale du Championnat du monde, début septembre, face aux Américaines, ont simplement rappelé qu’elle est une joueuse des grandes occasions.

Une gardienne de hockey est sur la patinoire et lève ses deux jambières pour faire un arrêt pendant un match olympique.

La gardienne Ann-Renée Desbiens effectue un arrêt spectaculaire lors du match contre la Suisse, aux Jeux olympiques.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Mais en rentrant du Danemark, ce n’est pas de grandes célébrations dans la métropole ou de vacances au soleil dont Ann-Renée Desbiens avait envie. Plutôt de quelques semaines dans sa région natale pour aller s’asseoir dans les gradins de l’aréna de Clermont voir son filleul jouer au hockey.

J’essaie de passer toutes mes journées de congé dans le coin. Toute ma famille est encore pas mal ici, relate la cadette d’une famille de cinq enfants. Veut, veut pas, ça me change de l’air de la ville. Ça me permet de ralentir un peu mon rythme de vie.

Sur la glace à Clermont

Durant les Jeux olympiques, Desbiens a reçu plusieurs messages d’encouragements de gens de Charlevoix. Ils sont nombreux à l’arrêter sur la rue ou à l’épicerie, ces derniers temps, pour lui parler de ses exploits. C’est sûr que je me fais plus souvent reconnaître qu’avant. Je l’apprécie. Je pense que les gens ont vécu des émotions fortes en regardant les olympiques.

Samedi après-midi, elle foulera la glace de l’aréna de son enfance, à Clermont, pour la première fois en près d’une décennie dans le cadre de la Classique de hockey de Charlevoix.

Ann-Renée Desbien, en action devant le filet.

Ann-Renée Desbiens lors d'un match de hockey entre le Canada et les États-Unis aux Championnats du monde de hockey féminin.

Photo : Getty Images / Derek Leung

J’ai très hâte d’y participer. Les gens du coin me voient jouer à la télévision, mais ils ont moins l’occasion de me voir en personne, lance celle qui arrêtera durant le match caritatif des lancers de plusieurs anciens de la LNH dont Simon Gagné, Guillaume Latendresse, Maxime Lapierre et Maxime Talbot.

Une fille parmi les garçons, comme à l’époque de son hockey mineur à Clermont. Les années passent, mais ça se ressemble toujours, lance-t-elle en riant.

L’esprit d’équipe, la clé du succès

Quant à la saison prochaine, la Charlevoisienne évoluera à nouveau dans le circuit de l’Association des joueuses professionnelles de hockey féminin (PWHPA), tout en continuant à jouer avec l’équipe canadienne.

Elle qui avait accroché ses jambières durant un an en 2018, avant de se raviser, Ann-Renée Desbiens se voit désormais poursuivre sa carrière au moins jusqu’aux prochains Jeux. C’est que les choses ont changé pour le mieux dans le programme de hockey féminin canadien au cours du dernier cycle olympique, décrit-elle.

Les joueuses ont beaucoup plus de responsabilités qu’avant. On a aussi l’opportunité d’avoir plus de plaisir. De créer des connexions ensemble sans que les choses soient forcées. C’est ce qui fait que quand tu arrives dans les moments les plus importants, tu sais que tu peux faire confiance à tes coéquipières.

Deux joueuses de hockey, aux Jeux olympiques de Pékin.

Marie-Philip Poulin et Ann-Renée Desbiens, lors des Jeux olympiques de Pékin, en 2022.

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Après plusieurs années d’insuccès face aux Américaines, les Canadiennes ont appris à gagner, sur la glace comme en dehors. Je ne sais pas si ça nous donne un avantage psychologique face aux Américaines parce qu’elles sont pas mal confiantes à chaque fois. Au dernier Mondial, elles pensaient encore qu’elles allaient gagner. Elles ont eu des commentaires intéressants dans les médias, relate la gardienne, sourire en coin.

Mais je pense qu’en tant que programme, on peut être contentes d’où on est. L’esprit d’équipe, pour moi, c’est ce qui fait qu’on a eu autant de succès dans la dernière année.

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