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Des travailleurs de la santé croient aussi qu’il s’agit d’un enjeu électoral prioritaire

Quatre employés médicaux marchent de dos dans un couloir d'hôpital.

La santé représente de loin l’enjeu électoral le plus important pour les Estriens, selon un sondage Ipsos. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

La santé représente de loin l’enjeu électoral le plus important pour les Estriens, selon un sondage Ipsos mené pour le compte de Radio-Canada. Des travailleurs de la santé rencontrés après la publication de ces résultats croient que le prochain gouvernement aura du pain sur la planche pour rendre le réseau plus accessible.

Isabelle Jacques, une employée du réseau, travaille à la centrale de rendez-vous du CHUS depuis 17 ans. Elle dit assister en premier plan aux problèmes liés à la rétention du personnel et aux patients orphelins. Pour elle, la santé devrait être l'enjeu électoral le plus important pour les candidats.

La santé, c’est vous, c’est moi, c’est le premier ministre. [...] J’aimerais ça beaucoup qu’ils en mettent plus dans la santé, et peut-être apporter des solutions pour attirer plus d’employés ici et les garder, martèle-t-elle. 

La présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est, Stéphanie Goulet, abonde dans le même sens. 

« L’été passé, parfois, on avait l’impression que les gens pensaient qu’on criait au loup, mais pourtant, non. Chiffres à l’appui, ça ne va vraiment pas bien dans le réseau public.  »

— Une citation de  Stéphanie Goulet, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est

Là, je suis contente que les gens le réalisent. Comme société, il va falloir penser aux choix qu’on va faire. C’est clair que pour virer le bateau de bord en attendant qu’il y ait plus de personnes pour travailler dans le réseau public, il faudra peut-être faire des choix sur les services qu’on est capables de continuer à donner pour le moment, ajoute-t-elle. 

Rappelons que plus de la moitié des 500 électeurs consultés dans le cadre du sondage Ipsos (54 %) ont choisi la santé comme enjeu qui aura le plus d'influence sur leur vote le jour des élections. Viennent ensuite la hausse des prix (33 %) et l'environnement (22 %). 

Les Estriens veulent qu’on améliore le système de santé publique

Toujours selon le sondage Ipsos, une majorité de gens souhaitent que le système de santé publique soit amélioré plutôt que miser le privé. Six électeurs sur dix veulent que le futur gouvernement améliore les soins de santé au public, alors qu'un tiers préfère avoir plus d'options au privé. 

Les répondants indiquent également que certains services en santé sont plus difficiles à obtenir que d’autres. Les accès à un médecin spécialiste, à des soins de santé mentale et à un médecin de famille arrivent en tête de ce palmarès. Les jeunes de 18 à 34 ans rapportent avoir particulièrement de difficulté à accéder au réseau.

Il y a des étudiants qui ont un médecin de famille, mais dans d’autres régions, alors qu’ils sont aux études dans les centres universitaires ici à Sherbrooke. Ils n’ont pas accès à leur médecin, qui habite parfois à quelques heures, donc c’est un enjeu différent, explique le pharmacien-propriétaire Éric Gamache. 

En général, les gens sont satisfaits des soins qu’ils reçoivent, mais ils attendent longtemps pour les recevoir. En Estrie, il y a 60-quelques mille personnes sur la liste d’attente pour un médecin de famille. La liste des médecins de famille s’allonge partout au Québec comme ici. L’attente vient souvent avec de l’inquiétude, des souffrances, des problématiques qui ne sont pas résolues, et je ne suis pas du tout surpris d’entendre des gens parler de ça, constate quant à lui le Dr Benoît Heppell, médecin de famille. 

Méthodologie du sondage Ipsos

Le sondage web Ipsos commandé par Radio-Canada a été mené auprès de 500 personnes de l'Estrie admissibles au vote, du 1er au 9 septembre 2022.

Une pondération a été appliquée en fonction du genre, de l’âge, de la langue et du niveau d'éducation afin de s’assurer que la composition de l’échantillon soit représentative de l’ensemble de la population estrienne, selon les données de recensement.

À titre indicatif, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d'erreur de plus ou moins 5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Avec les informations de Marion Bérubé 

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