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Grand retour pour la série culte de jeux vidéo d’aventure Monkey Island

Quatre personnages vêtus de costumes qui rappellent les films de pirates dans les Caraïbes se tiennent autour d'une table.

Trois personnages en compagnie du protagoniste, Guybrush Threepwood, dans le nouveau jeu.

Photo : Terrible Toybox

Agence France-Presse

Le lancement cette semaine de Return to Monkey Island marque le retour de la saga de jeux vidéo Monkey Island et des manettes de son créateur original, Ron Gilbert, qui désire boucler l'histoire de l'apprenti pirate Guybrush Threepwood.

Je ne peux pas garantir que toutes les réponses se trouvent dans ce jeu, ni même qu'elles vont plaire aux joueurs et joueuses, s'amuse à dire l'Américain de 58 ans, lors d'un entretien.

J'ai toujours voulu revenir dans cet univers et faire une suite [...] Ce sentiment de destin inachevé, c'est un peu notre fil rouge et celui de notre héros, ajoute-t-il.

Il est vrai qu'à l'instar du pirate fantôme Lechuck, principal antagoniste de l'histoire, la série de jeux vidéo semble revenir d'entre les morts.

Lorsque le premier opus est sorti, en 1990, il a connu un important succès critique : les joueuses et joueurs ont été séduits par son humour et son univers de piraterie un peu loufoque. L'aventure progresse à mesure que l'on résout des casse-têtes et énigmes, en ramassant et en combinant divers objets, et s'achève sur une étrange île des Caraïbes peuplée de singes.

Lancée par le groupe LucasArts, filiale vidéoludique de la société du réalisateur Georges Lucas, cette œuvre a affiné la formule du jeu d'aventure sur ordinateur.

C'était un jeu très novateur à l'époque, souligne Patrick Hellio, auteur de L'histoire du « Point'n Click » : l'épopée du jeu d'aventure graphique, qui vante sa narration fascinante et tous ses clins d'œil hilarants à la culture populaire.

Une suite tout aussi réussie est sortie l'année suivante et a laissé les joueurs et joueuses sur un suspense devenu mémorable... et auquel on n'a jamais mis fin depuis.

Peu après, M. Gilbert a quitté LucasArts et la série a continué sans son créateur. D'autres volets ont vu le jour, le dernier en 2009, mais ils ont connu un succès plus mitigé.

Avec le rachat de Lucasfilm par Disney en 2012, puis la fermeture de LucasArts, Monkey Island est disparu du paysage vidéoludique, tout comme l'espoir des fans d'avoir une véritable fin à cette aventure.

Un retour inespéré qui sème l’incrédulité

Lorsque M. Gilbert a annoncé, le 1er avril dernier, travailler sur un nouvel opus, l'incrédulité était grande parmi les adeptes de la série.

Dans le plus grand secret, et au terme de six mois de négociations, son studio, Terrible Toybox, et l'éditeur américain Devolver ont trouvé un accord avec Disney pour développer un nouvel opus.

Ça fait des années qu'on attend ça et les attentes sont fortes, reconnaît M. Hellio, ajoutant qu'une telle suite, aussi longtemps après, représente un cas unique dans l'histoire du jeu vidéo.

Cette pression pèse sur les épaules de la petite équipe de 25 personnes qui a conçu le jeu pendant deux ans.

Forcément, les souvenirs des joueurs et joueuses sont teintés de nostalgie, explique Dave Grossman, coscénariste de la série qui a également travaillé sur cet épisode, sorti lundi sur ordinateur et la console Switch de Nintendo.

Le secret de l'île aux Singes est devenu un mythe à lui seul et c'est très dur de s'attaquer à cette mythologie, constate M. Gilbert.

« On s'est rapidement dit qu'on n'arriverait jamais à satisfaire tout le monde, donc on a simplement fait le jeu qui allait nous plaire. »

— Une citation de  Ron Gilbert

Si le style graphique de Return to Monkey Island, près de celui des dessins animés, a fait grincer des dents certaines personnes, le nouveau jeu conserve l'inventivité et l'humour absurde qui ont fait la renommée de la série.

En revisitant d'anciens lieux phares de cette dernière et ses personnages iconiques, ce jeu a un parfum de nostalgie pour les fans, avec une formule modernisée et simplifiée pour les personnes qui découvrent la série.

On devrait en refaire un tous les 10 ou 15 ans, non? plaisante M. Grossman, sourire en coin. L'île aux Singes n'a peut-être pas encore révélé tous ses secrets.

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