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Une bénévole innue honorée pour la Journée internationale des aînés

La femme innue devant le lac Saint-Jean.

Thérèse Thelesh Bégin a consacré sa vie à la transmission des connaissances aux plus jeunes.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Dumais-Beaulieu

Rosalie Dumais-Beaulieu

Thérèse Bégin, ou Telesh, est bien connue à Mashteuiatsh. Elle a consacré sa vie à la protection de sa culture et surtout à la transmission aux plus jeunes générations. Elle est aujourd'hui reconnue par la Table régionale de concertation des aînés à l'occasion de la Journée internationale des aînés.

Au moment de recevoir le prix Hommage aînés, Telesh Bégin devient timide. Elle qui ricane d’habitude devient plus sérieuse. Je n’ai pas travaillé pour l’honneur, j’ai travaillé pour améliorer la langue et préserver les savoirs de nos ancêtres, dit-elle.

« Je suis fière d’avoir accepté le prix, mais je l’accepte pour mes parents et mes grands-parents, et aussi pour vos grands-parents. »

— Une citation de  Thérèse Telesh Bégin

Sa langue, l'innu-aimun, elle y tient. Au fil des années, Telesh est devenue un véritable dictionnaire vivant. Elle a entre autres été interprète et traductrice au Tribunal des droits de la personne à Ottawa.

Sa connaissance de la langue lui a aussi permis de traduire des documents recueillis auprès des aînés de sa communauté. Le tout se trouve au Musée de Mashteuiatsh, pour lequel elle s’est impliquée pendant de nombreuses années.

La femme innue manipule des objets artisanaux qu'elle a fabriqués.

Thérèse Telesh Bégin a reçu le prix Hommage aînés remis par la Table régionale de concertation des aînés.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Dumais-Beaulieu

De génération en génération

Mme Bégin est devenue une personne-ressource pour les plus jeunes. Elle organise des camps en forêt pour leur transmettre ses connaissances, que ce soit par l'artisanat, la chasse, la conservation des aliments ou le mordillage d’écorce.

Elle a vécu jusqu’à l’âge de 18 ans en forêt avec sa famille, malgré un passage difficile dans un pensionnat pendant trois ans.

Avec les aînés de sa communauté, elle se sert de la langue pour ouvrir des discussions qui peuvent être difficiles.

Ils ont beaucoup de blocages, de la difficulté à s’exprimer et à parler d’eux-mêmes. Je pense qu'ils sentent une liberté lorsqu’ils me rencontrent, raconte-t-elle.

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