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Procès civil Duguay-Taillefer : place aux témoins de la défense

Hugues Duguay et Billy Taillefer marchent vers le palais de justice de Val-d'Or.

Hugues Duguay et Billy Taillefer marchent vers le palais de justice de Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le procès au civil opposant Billy Taillefer et Hugues Duguay à la Ville de Val-d’Or et au procureur général du Québec est entré dans une nouvelle phase, mercredi, au palais de justice de Val-d’Or.

Les deux hommes réclament 80 millions de dollars en dommages et intérêts pour les années passées en prison après leur condamnation pour le meurtre de Sandra Gaudet, survenu en 1990.

Hugues Duguay et Billy Taillefer ont témoigné lundi et mardi sur leurs interactions avec les policiers lors de l’enquête et sur les conséquences de leur incarcération. La poursuite a complété sa preuve mercredi matin en faisant entendre Shirley Taillefer, la sœur de Billy. Elle a raconté avec émotion que la famille et son frère ont tout fait pour garder espoir pendant le processus judiciaire.

Quand il a été condamné au premier procès, tout le monde était à terre, a-t-elle témoigné. On s’est rendu compte que les mensonges avaient été crus. En même temps, il a toujours fallu garder le moral, même si c’était lourd et stressant. On ne pouvait pas perdre espoir.

Des démarches de la famille auprès de la commission Poitras, qui enquêtait sur les méthodes policières au Québec en 1997, ont mené à un acquittement éventuel de Billy Taillefer lors d’un deuxième procès, en 2006. Shirley Taillefer a raconté au tribunal que cet acquittement n’a pas permis à son frère de retrouver une vie normale.

Il n’est plus le même, affirme-t-elle. Même à l’annonce d’un second procès, en 2003, c’était lourd à porter de vivre encore avec ces accusations. Billy était heureux de son acquittement, mais on sent qu’il garde toujours une porte fermée, même avec ceux qui l’apprécient et en qui il devrait avoir confiance. La boule d’émotion est restée. Il vit encore avec une étiquette. On demande juste : "Enlevez ce poids-là un jour de nos épaules."

En fin d’avant-midi, la Ville de Val-d’Or a lancé sa défense avec le témoignage du policier à la retraite Michel Cossette, qui était l’enquêteur principal de la Sûreté municipale dans le dossier Sandra Gaudet en 1990.

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