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D’autres débordements pourraient signifier l’annulation du match Panda en 2023

Une voiture renversée entourée de débris.

Après le match Panda de l'an dernier, les débordements sur l'avenue Russell ont marqué les esprits : 7 blessés, 8 personnes accusées et un véhicule renversé (archives).

Photo : Gracieuseté : Stephen Higham

La pérennité du traditionnel match Panda dépend du bon comportement des spectateurs lors de la 53e présentation de l’événement, le 1er octobre prochain. C’est ce qu’a averti le conseiller municipal sortant, Mathieu Fleury.

Il n'y a aucune confirmation que le match aura lieu l'an prochain s'il y a des débordements cette année, dit-il en entrevue à Radio-Canada.

L'an dernier, M. Fleury avait vivement dénoncé les débordements causés par les 2000 fêtards qui avaient convergé dans les rues du quartier Côte-de-Sable. Sept personnes avaient été blessées, huit personnes avaient été accusées et un véhicule avait été renversé.

Des jeunes s'amusent sur le toit d'un véhicule.

Près de 2000 personnes avaient célébré la victoire des Gee-Gees dans les rues d'Ottawa, l'année dernière (archives).

Photo : S.B.

Pour éviter que le scénario se répète, les organisateurs, l'Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) et l’Université d’Ottawa, misent beaucoup sur une forte présence policière, sur le tailgate d’avant-match dans le stationnement de l’aréna de Côte-de-Sable, sur une meilleure organisation et sur la responsabilisation des comportements étudiants, détaille celui qui représente les citoyens de Rideau-Vanier jusqu’au 14 novembre.

L'Université d'Ottawa assure avoir élaboré une campagne de communication à ses étudiants en indiquant clairement que l'avenir du match Panda repose sur leur capacité à faire la fête de façon responsable, dans le respect de nos voisins.

Une campagne de publicité de l'Université d'Ottawa : «Protégeons le panda».

Le message de l’Université d’Ottawa pourrait difficilement être plus clair.

Photo : Université d'Ottawa

Sans brandir la menace de l'annulation avec autant de vigueur que Mathieu Fleury, le maire d'Ottawa Jim Watson soutient que c'est une possibilité, s'il y a de grands problèmes et des blessures.

J'espère que ce ne sera pas le dernier. C'est la responsabilité des étudiants de respecter les lois et de seulement apprécier le spectacle sur le terrain.

Le Service de police d’Ottawa a annoncé, mardi, une politique de tolérance zéro envers le désordre public qui sera en vigueur avant, pendant et après ce match de football tant attendu entre les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa et les Ravens de l’Université Carleton.

Une feuille donnée par le Service de police d'Ottawa.

La police d'Ottawa a déjà commencé à distribuer ces avis aux résidents. Le corps policier semble gérer le match Panda comme elle a géré la Saint-Patrick, en mars dernier.

Photo : Radio-Canada / Andrew Foote

Le corps policier fait aussi un travail de prévention en amont en compagnie des services des règlements municipaux. Les deux organisations assurent être au courant de plusieurs adresses ayant suscité des inquiétudes par le passé et [surveilleront] de près ces endroits.

Si les propriétaires le souhaitent, ils peuvent accorder d’avance un statut d’agent aux policiers pour leur permettre d’appliquer la Loi sur l’entrée sans autorisation, au cas où des fêtards feraient irruption sur leur propriété privée.

À quoi s'exposent les contrevenants?

L’inobservation des règlements municipaux, dont celui relatif au bruit, peut entraîner une amende pouvant atteindre 1000 $.

Source : Service de police d’Ottawa

Mathieu Fleury a ajouté que la police va établir un centre de commandes afin d’assurer une meilleure organisation sur le terrain, une stratégie employée lors des célébrations de la Saint-Patrick, en mars dernier. À l’instar du match Panda, la fête des Irlandais a causé beaucoup de débordements dans les rues de la communauté.

Il y avait une forte présence policière qui avait réduit les risques de débordements et de rassemblements dans les rues de Côte-de-Sable, explique celui qui siège également au sein du Comité mixte université-communauté.

De son côté, la police d'Ottawa refuse de dévoiler les détails entourant son opération, mais ce sera une réponse similaire à la Saint-Patrick.

Mathieu Fleury en entrevue.

Mathieu Fleury a aussi rappelé que «ce sont les étudiants qui paient les coûts significatifs reliés au match [...] à travers leurs frais de scolarité» (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

La présidente de conseil d’Action Côte-de-Sable, Louise Lapointe, fait partie du même comité. Depuis les débordements qui ont suivi la victoire des Gee-Gees l’an dernier, beaucoup de rencontres ont eu lieu pour éviter que la même situation se reproduise à nouveau.

« Il est conseillé à tous de faire la fête de manière responsable. Nous ne tolérerons pas le genre de comportements qui ont suivi le match Panda l’an dernier. »

— Une citation de  Communiqué du Service de police d’Ottawa

Selon Louise Lapointe, toutes les instances impliquées de près ou de loin dans l’organisation de l’événement véhiculent le même message : Nous voulons tous encourager les gens à fêter, mais de façon modérée. Le risque est très clair : si les débordements persistent, l’annulation du match Panda est la prochaine étape.

Louise Lapointe en entrevue virtuelle.

Louise Lapointe souhaite que le match Panda soit à nouveau «un succès» à l'extérieur du terrain.

Photo : Capture d'écran

La principale intéressée refuse de diaboliser l’événement. Bien au contraire. L'Action Côte-de-Sable, qui représente les résidents du secteur, veut seulement que les festivités se déroulent sans empiéter sur la qualité de vie des citoyens.

Le match Panda est important pour toute la communauté, pour les étudiants et pour les deux universités. On a bon espoir de continuer les festivités dans un contexte de modération où tout le monde bénéficie de cet événement, ajoute-t-elle.

Une fête d’avant-match est organisée le 1er octobre, de 9 h à 12 h, dans le stationnement de l’aréna Côte-de-Sable. L’événement, de type tailgate, permet de mobiliser un bon groupe de partisans au même endroit. Ainsi, ils évitent de s’installer dans les quartiers résidentiels.

Des centaines de jeunes font la fête dans une rue d'Ottawa.

L'avenue Russell, dans le quartier Côte-de-Sable, était bondée d'étudiants pour le 50e match Panda, en 2018 (archives).

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Le Syndicat étudiant de l'Université d'Ottawa, qui est l'un des partenaires de cette journée, sensibilise déjà la communauté universitaire, notamment par le biais de publications sur les réseaux sociaux.

On parle beaucoup avec la Ville d'Ottawa pour s'assurer que les étudiants peuvent s'amuser et que les résidents de Côte-de-Sable demeurent en sécurité. Même si on veut faire la fête, il faut être conscient qu'il y a des gens autour, mentionne la commissaire à la vie étudiante du syndicat Erin Atkinson.

« La présence de policiers rend certains étudiants [issus] des minorités nerveux, mais on leur explique comment éviter [de se placer] dans certaines situations. »

— Une citation de  Erin Atkinson, commissaire à la vie étudiante, Syndicat étudiant de l'Université d'Ottawa

Le match Panda a failli ne pas avoir lieu en 2022

Dans la foulée des débordements de l’an dernier, Mathieu Fleury avait même suggéré la suspension du match Panda, en 2022. Sa tenue a finalement été confirmée vers la fin de l’été, confirme le conseiller municipal, lorsque la Ville d’Ottawa a donné son aval.

La Ville a travaillé avec les organisateurs, OSEG et l’Université d’Ottawa, pour mettre en place des plans élaborés. L’Université a reconnu que s’il n’y a pas une amélioration immense et significative, le match est à risque.

« Il faut célébrer ce match important pour la région et pour nos universités. On peut consommer, on peut fêter sans créer un environnement chaotique. »

— Une citation de  Mathieu Fleury, conseiller municipal à la Ville d’Ottawa

L’élu, qui quittera la vie politique le 14 novembre, entend bien être visible le 1er octobre. Avant et après la partie de football, il sera dans les rues du quartier Côte-de-Sable afin de veiller au grain. Pendant le match, il entend être dans les gradins avec mon chandail des Gee-Gees, précise le fier diplômé de l’Université d’Ottawa.

Les joueurs soulèvent leur trophée dans leur vestiaire.

Historiquement, le match Panda est l'affaire des Gee-Gees, qui ont remporté 35 des 52 affrontements (archives).

Photo : Greg Kolz

Par courriel, OSEG dit s'attendre à un événement sécuritaire à la Place TD et renvoie les questions sur les débordements aux deux universités impliquées.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

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