•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’accréditation du Collège nordique francophone : « l’occasion d’une génération »

Quatre personnes dans une salle de classe, dont deux assises et deux debout.

Des étudiants suivent un cours de langue au Collège nordique francophone, en septembre 2022.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Radio-Canada

Avec son accréditation d’ici 2024, le Collège nordique francophone deviendra le seul collège postsecondaire francophone reconnu dans les trois territoires.

Arrivé en poste au mois de mai, son directeur général, Patrick Arsenault, a rapidement pris les rênes pour mener à terme ce projet d’accréditation.

Pour moi, c’était l’opportunité d’une génération. De faire en sorte que le collège devienne un vrai collège postsecondaire. C’était l’opportunité d’une carrière et j’ai sauté sur l’occasion , explique celui qui a plus de 10 ans d’expérience en gestion d'établissement postsecondaire au Canada français et à l’étranger.

Le Collège nordique situé à Yellowknife est un organisme à but non lucratif, et ne peut, pour le moment, délivrer de relevé de notes ou de diplôme. La Loi sur l’éducation postsecondaire des Territoires du Nord-Ouest, qui doit être adoptée cet automne, va ouvrir la porte à son accréditation.

Au mois de juillet, Ottawa a accordé 4,2 millions de dollars sur trois ans au Collège nordique pour qu’il développe davantage l’offre de programmes postsecondaires aux T.N.-O.

« Ce n’est pas nous qui avons décidé que nous allions utiliser les fonds pour devenir un collège. On nous a mandatés de devenir un collège parce qu’il y a un réel besoin. »

— Une citation de  Patrick Arsenault, directeur général, Collège nordique francophone
Une personne devant une enseigne sur laquelle est écrit Collège nordique francophone.

Le directeur général du Collège nordique francophone, Patrick Arsenault, lors de la rentrée en septembre 2022.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Le financement servira à développer des politiques étudiantes, embaucher des employés pour encadrer les étudiants, développer une stratégie d’accessibilité et développer des outils en ligne.

Besoins en formations postsecondaires dans les territoires

Les besoins en formations postsecondaires sont criants dans les territoires du Nord, alors que la majorité des étudiants qui désirent poursuivre leur formation doivent se rendre dans les provinces du sud une fois leurs études secondaires terminées.

Ça n’aide pas beaucoup la rétention de la population, parce que les jeunes ne sont pas en mesure de rester, ils doivent quitter pour leur éducation et ne reviennent pas toujours nécessairement , explique Patrick Arsenault.

L'un des premiers projets du collège, quand il sera accrédité, c’est d’offrir une première année de formation universitaire, transférable dans un autre établissement reconnu.

Autre vision du collège : celle de développer des programmes ancrés dans les valeurs et les besoins du Nord, afin de se démarquer des établissements du sud, explique M. Arsenault.

« Notre réalité, c’est que nous avons 11 langues officielles, une grande population autochtone et une population migratoire importante. Ce ne sont pas des enjeux dans des villes comme Toronto ou Ottawa.  »

— Une citation de  Patrick Arsenault, directeur général, Collège nordique francophone

François Afane, directeur du Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDETNO), qui collabore étroitement avec le Collège nordique, abonde dans le même sens.

Le Collège, avec son accréditation, va pouvoir adapter des programmes qui sont vraiment spécifiques aux besoins du marché de l’emploi des Territoires du Nord-Ouest , dit-il. On a hâte de voir cette accréditation.

D’ici son accréditation en 2024, le Collège nordique va continuer à offrir des programmes en partenariat avec des établissements reconnus du sud.

On explore ces partenariats pour développer nos capacités, et démontrer qu’on est capable de donner des cours de niveaux collégiaux et universitaires pour pouvoir aller chercher l’accréditation. Ensuite, on pourra bâtir nos propres programmes et avoir notre propre futur, raconte le directeur général du Collège nordique.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !