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Réactions partagées au rapport du groupe d’experts sur la police de Thunder Bay

Inscription Thunder Bay Police Service.

Autopatrouille de la police de Thunder Bay (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le rapport périodique du groupe d’experts sur la Commission des services policiers de Thunder Bay suscite des réactions partagées.

Le groupe d’experts a été mis sur pied en mars dernier après le dépôt de nombreuses plaintes contre l’administration de la police par des policiers et des civils.

Dans son rapport intermédiaire, il indique vouloir que la CSPTB devienne la première au Canada à se doter d’une représentation autochtone minimale obligatoire.

La recommandation est applaudie par le directeur général du conseil tribal Matawa, David Paul Achneepineskum.

Nous avons besoin d’être représentés adéquatement. Les Autochtones représentent à peu près le quart de la population de Thunder Bay et nous méritons le quart des sièges de la Commission, affirme-t-il.

Le groupe d'experts conseille d'élargir le conseil de cinq à sept membres, avec l’accord de la province, et de former adéquatement ces personnes. Il suggère aussi fortement de réserver un siège pour un membre de la Première Nation de Fort William, voisine de Thunder Bay, et deux autres pour un représentant d'une autre Première Nation du Nord-Ouest.

Aucun soulagement, selon les plaignants

Le rapport ne soulage aucunement les plaignants, déplore l’avocate Chantelle Bryson, qui en représente une dizaine. 

Ils ont été courageux et ont mis en lumière non seulement le harcèlement mais aussi la corruption de la haute direction de la police [...]. La seule chose qui va changer la situation, c’est que les personnes fautives soient tenues responsables, note-t-elle. 

« C’est un autre groupe de consultants qui viennent dans notre ville, payés à grands frais et qui ne disent rien d’autre que de faire plus de formations, mais sans s’attaquer aux réels enjeux. »

— Une citation de  Chantelle Bryson, avocate de plaignants contre la Commission des services policiers de Thunder Bay
Portrait de Chantelle Bryson.

L'avocate Chantelle Bryson représente des civils et des policiers qui ont soumis des plaintes au Tribunal des droits de la personne de l'Ontario.

Photo : Avec la permission de Chantelle Bryson

L’avocate souligne par ailleurs que la CSPTB a déjà eu des membres autochtones dans le passé, mais qui ont été forcés de quitter, citant entre autres Georjann Morriseau.

L’ancienne cheffe de la Première Nation de Fort William, qui siégeait à la CSPTB, a soumis plusieurs plaintes auprès du Tribunal des droits de la personne de l’Ontario, alléguant notamment avoir été victime de racisme de la part des dirigeants de la police.

Remplacer des membres autochtones [de la CSPTB] ne changera rien à moins qu’il y ait des personnes tenues responsables pour ce qui est arrivé à [Georjann] Morriseau, souligne Me Bryson.

Par courriel, la CSPTB indique qu’elle examinera le rapport et ses recommandations en détail.

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