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Le PQ propose une stratégie nationale pour redynamiser les centres-villes

L'avenue Maguire en été.

Les efforts de revitalisation de l'avenue Maguire, à Québec, ont porté fruit, comme en témoigne son taux d'inoccupation des locaux commerciaux de 0,0 %.

Photo : Radio-Canada

Le Parti québécois (PQ) s’engage à mettre en place une stratégie gouvernementale de revitalisation des centres-villes et des cœurs de village s’il est porté au pouvoir le 3 octobre. La formation souverainiste affirme que les objectifs poursuivis par sa politique sont alignés avec ceux du maire de Québec, Bruno Marchand, qui souhaite redynamiser les artères commerciales de la capitale.

La candidate péquiste dans Taschereau, Jeanne Robin, a soutenu mardi que la multiplication des magasins à grande surface et la popularité grandissante du commerce en ligne, en particulier depuis le début de la pandémie, avaient affaibli la vitalité économique des cœurs de villes et villages au Québec.

Ces derniers traversent selon elle une tempête parfaite, comme en témoignent les nombreux locaux d’affaires inoccupés et les fermetures de plusieurs restaurants, bars et autres commerces de proximité.

Un statut particulier

Pour inverser la tendance, le PQ s’engage à déployer une stratégie gouvernementale consacrée spécifiquement aux centres-villes et noyaux villageois reconnaissant le statut particulier de ces lieux stratégiques, lesquels jouent un rôle social, économique et culturel important.

Le plan de revitalisation péquiste prévoit notamment une enveloppe récurrente de 50 millions de dollars par année pour aider les municipalités à mettre en place des mesures adaptées à leurs besoins. Ces sommes pourraient notamment être utilisées pour embellir des rues ou favoriser l’implantation de commerces complémentaires à ceux existants.

Trois candidats du Parti québécois donnent un point de presse sur la rue Saint-Joseph, à Québec.

Les candidats du PQ Michaël Potvin (à gauche), Jeanne Robin (au centre) et Gabriel Coulombe (à droite) ont présenté mardi les engagements de leur parti pour soutenir la vitalité des artères commerciales.

Photo : Radio-Canada / Bruno Boutin

Un gouvernement du PQ miserait en outre sur le rôle de l’État en tant qu’acteur immobilier important pour revitaliser les artères commerciales, que ce soit en implantant une succursale de la SAQ ou un immeuble offrant des services publics.

Indice de vitalité

On sait que la présence d'une SAQ sur une artère commerciale, c'est souvent un indice de vitalité, et un soutien à la vitalité parce que c'est un commerce de destination. C'est un monopole. Donc, c'est un commerce vers lequel les gens se dirigent, ce qui va avoir une retombée pour l'ensemble de l'offre commerciale locale, a expliqué Jeanne Robin.

« Le Parti québécois s'engage à favoriser une implantation prioritaire des points de services publics et des bureaux gouvernementaux au cœur des centres-villes et des noyaux villageois. »

— Une citation de  Jeanne Robin, candidate du PQ dans Taschereau
Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections provinciales au Québec.

Le candidat du PQ dans Jean-Talon, Gabriel Coulombe, a précisé qu’à Québec, la stratégie proposée par son parti ne se limiterait pas à amener les gens au centre-ville, mais à dynamiser les artères commerciales sur l’ensemble du territoire.

Il y en a à Cap-Rouge, au Campanile [à Sainte-Foy], il y en a à Loretteville, avec la rue Racine. On peut penser aussi au Trait-Carré [à Charlesbourg]. Donc, c'est vraiment une vision qui est bonne pour l'ensemble de l'agglomération, a indiqué M. Coulombe.

La rue Saint-Joseph au printemps.

La rue Saint-Joseph présente un taux d'inoccupation des locaux d'affaires de 8,5 % (archives).

Photo : Radio-Canada

C’est d’ailleurs la vision préconisée par la Ville de Québec. Pas plus tard que lundi, le maire Bruno Marchand a réitéré sa volonté d’avoir des artères commerciales fortes dans chaque quartier.

De son côté, le candidat du PQ dans Jean-Lesage, Michaël Potvin, a fait valoir que les commerces de proximité contribuent davantage à l’enrichissement de nos quartiers que le commerce en ligne, dominé outrageusement par les multinationales comme les GAFAM.

Étude

L’engagement électoral du PQ survient au lendemain de la publication d’une étude sur l’inoccupation et la vacance des commerces sur rue au Québec.

Réalisée par la firme Côté Mercier Service de données, l’étude révèle que dans la région de la Capitale-Nationale, le taux d’inoccupation des locaux d’affaires a diminué sur plusieurs artères commerciales entre 2019 et 2021. Il est même descendu à 0,0 % sur l’avenue Maguire et la rue Saint-Louis.

Le portrait n’est pas aussi reluisant à la grandeur du territoire. La rue Saint-Joseph (8,5 %), dans le quartier Saint-Roch, et la rue Saint-Jean (7,7 %), en Haute-Ville, ont vu leur taux d’inoccupation des places d’affaires augmenter dans la dernière année, tout comme la route de l’Église (6,0 %), dans le secteur de Sainte-Foy.

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