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Le PLQ corrige son cadre financier… pour la seconde fois

Le document, revu la semaine dernière, comportait encore des erreurs.

Carlos Leitao se mordant la lèvre pendant une mêlée de presse.

L'ex-ministre des Finances Carlos Leitao était cette année responsable du cadre financier libéral.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le Parti libéral du Québec (PLQ) revoit encore sa copie.

La formation politique dirigée par Dominique Anglade a mis en ligne mardi matin la troisième version de son cadre financier, qu’elle avait déjà corrigée la semaine dernière en raison d’un « oubli » de 16,3 milliards de dollars.

Le document comportait encore des erreurs.

Tant dans sa première que sa seconde version, le cadre financier surestimait notamment de 506 millions de dollars sur cinq ans les revenus devant découler de la taxe spéciale sur les géants du numérique (GAFAM) que le PLQ aimerait instaurer, ainsi que de la lutte contre les paradis fiscaux auprès des particuliers et des entreprises, que la formation voudrait renforcer.

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Ces erreurs ont été relevées par le quotidien La Presse dans son édition de dimanche. Radio-Canada les a constatées par la suite.

Cela dit, elles ne changent que peu de choses au final, dans la mesure où la somme estimée des engagements libéraux, qui oscille autour de 29,5 milliards de dollars, reste sensiblement inchangée.

Qu'est-ce que ça change au bout du compte pour les propositions qu'on fait? Ça ne change rien, a d’ailleurs insisté Dominique Anglade, dans une entrevue radiophonique accordée lundi matin à la station 98,5 Montréal.

« Ça ne change rien au fait que les propositions qu'on amène sont exactement les mêmes, que la dette va rester stable [et] qu’au bout du compte, on va retourner à l'équilibre budgétaire au bout de sept ans. »

— Une citation de  Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec

Le PLQ a été le premier des cinq principaux partis politiques à présenter son cadre financier, le 4 septembre dernier. Il prévoit un flot de dépenses qui contraste avec la rigueur budgétaire dont faisait preuve son ancien chef Philippe Couillard, au pouvoir de 2014 à 2018.

Ayant omis d’inclure des milliards de dollars dans son calcul de l’évolution de la dette publique, le parti a toutefois été forcé de modifier son cadre financier, 10 jours après la publication de celui-ci.

Ces changements ont eu un impact significatif sur les projections concernant l’évolution du ratio entre la dette brute et le PIB pour 2026-2027, qui est passé de 37,7 %, en baisse de 4,4 points de pourcentage par rapport au ratio actuel, à 40,2 %, en baisse de seulement 1,8 point.

L’auteur du cadre financier libéral, Carlos Leitao, s’est justifié en soulignant que le calcul de la dette publique du Québec [était] passablement complexe. Probablement qu'on l'a fait trop vite, a-t-il admis.

M. Leitao était jusqu’à tout récemment député de Robert-Baldwin, une circonscription de l’ouest de l’île de Montréal. Il ne se représente pas cette année, mais agit comme président de la campagne libérale.

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