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Le centre-ville de Winnipeg a perdu la moitié de son achalandage prépandémique

Un écriteau idiquant « à louer ».

Un des écriteaux indiquant « à louer » au centre commercial Portage Place, au centre-ville de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Radio-Canada

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de la Californie à Berkeley et de l'Université de Toronto démontre que les visites au centre-ville de Winnipeg représentent seulement 48 % de ce qu'elles étaient au printemps 2019, soit avant la pandémie de COVID-19.

Les chercheurs ont examiné la localisation de téléphones cellulaires dans 62 villes d'Amérique du Nord. Winnipeg se place en 45e position, mais quand même au-dessus d'autres grandes villes canadiennes comme Toronto, Calgary et Vancouver.

Les chercheurs ont observé à quelle fréquence les téléphones cellulaires analysés se sont arrêtés plus de cinq minutes dans un centre-ville pour en déterminer l'activité, en éliminant par exemple les voitures qui ne faisaient que passer dans le secteur.

Le centre-ville de Winnipeg se retrouve au milieu ou un peu en dessous. La situation n'est pas très bonne , estime Karen Chapple, directrice du département de géographie et de planification urbaine de l’Université de Toronto, qui a participé à l'étude.

Mme Chapple note que la capitale manitobaine n'a pas souffert autant que d'autres villes parce que l'économie de son centre-ville est plus diversifiée. Il y a plusieurs secteurs qui y sont installés. Ce centre-ville ne dépend pas exclusivement d'entreprises scientifiques, de gestion ou dans le domaine professionnel , estime-t-elle.

Moins de clients dans les commerces

La baisse d'achalandage est une réalité qu'observent aussi des propriétaires d'entreprises du centre-ville winnipégois. Ce n'est pas revenu à la normale , témoigne Youngho Cho, propriétaire du restaurant Umi Sushi.

Il estime accueillir entre la moitié et les deux tiers de la clientèle qu'il voyait avant la pandémie. Beaucoup de gens sont revenus travailler au centre-ville, mais pas tous, donc on a perdu des clients, explique M. Cho.

Mackenzie Robb, gérante du restaurant Rudy's Eat and Drink, reçoit quant à elle la moitié de la clientèle qu'elle accueillait en 2019.

En dehors des événements et des occasions spéciales, c'est devenu un peu imprévisible. Je ne sais pas à quoi m'attendre quotidiennement, mais je crois qu'on va dans la bonne direction, croit-elle.

De son côté, Karen Chapple croit que la faible croissance de la population résidant au centre-ville de Winnipeg a beaucoup d'effets sur le retour de l'achalandage.

Selon Statistique Canada, la population du centre-ville de Winnipeg avait augmenté de seulement 3,9 % entre 2016 et 2021.

Toutefois, Mme Chapple est d'avis que les centres-villes qui connaissent des difficultés vont finir par prendre du mieux. Ils vont devenir plus ouverts à plus de résidents, s'ouvrir à d'autres domaines comme les arts ou des festivals, différents types d'événements qui les rendent plus vivants , prévoit-elle.

La chercheuse ajoute qu'elle et ses collègues publieront une autre étude cet automne, pour mesurer l'achalandage dans les centres-villes au cours de l'été.

Avec les informations de Austin Grabish

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