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Campagne électorale municipale : quel devrait être le salaire des élus?

Plan d'ensemble d'une réunion du conseil municipal de Sudbury.

Le salaire du maire du Grand Sudbury a augmenté au cours des dernières années.

Photo : CBC/Jonathan Migneault

Radio-Canada

La campagne électorale municipale bat son plein en Ontario, et l'augmentation ou non du salaire des élus municipaux fait partie des décisions que ceux-ci doivent prendre pendant leur mandat. Il s'agit bien souvent d'un point de discorde au sein de l’électorat.

Le maire du Grand Sudbury, Brian Bigger, qui brigue un troisième mandat contre huit candidats, a fait l'objet de critiques cette année après que son salaire, y compris les avantages sociaux, eut grimpé à 228 000 $.

Cette augmentation a été justifiée par des changements à la loi fédérale sur l'impôt sur le revenu. Les politiciens municipaux n'étant plus exemptés, le conseil municipal a décidé d'augmenter le salaire du maire et des conseillers afin que leur salaire net n'en souffre pas.

M. Bigger ne croit pas qu'un salaire plus élevé attire de meilleurs candidats.

Si je travaillais dans le secteur privé, je pourrais gagner beaucoup plus. Et pourtant, c'est un honneur de servir les gens de Sudbury, indique-t-il.

Photo de Brian Bigger.

Le maire du Grand Sudbury, Brian Bigger, a vu son salaire augmenter durant son mandat.

Photo : CBC/Jonathan Migneault

M. Bigger ne pense pas que les électeurs s'inquiètent à propos de son salaire, mais il dit que certaines pages Facebook haineuses tentent d'en faire un enjeu électoral.

D’autres candidats estiment que la rémunération des politiciens est une question importante dans cette élection.

Je pense que pour la quantité de travail que les conseillers font, ils sont trop payés, affirme Ozzie Grandinetti, un ancien conseiller municipal de Sault-Sainte-Marie, maintenant candidat à la mairie.

J'ai toujours dit que la plupart de ces élus, qu'ils soient fédéraux, provinciaux ou municipaux, ne sont pas là pour les gens qui votent pour eux. Ils sont là pour eux-mêmes, dit-il.

Photo d'Ozzie Grandinetti avec une chemise blanche.

Ozzie Grandinetti, candidat à la mairie de Sault-Sainte-Marie, souhaite un salaire plus bas pour les élus.

Photo : Avec l'autorisation d'Ozzie Grandinetti.

M. Grandinetti a entendu beaucoup d'électeurs frustrés dire que leurs conseillers municipaux ne répondent pas aux messages qu'ils reçoivent.

Il affirme qu'il gèlerait les salaires à 82 000 $ pour le maire et à environ 24 000 $ pour les conseillers municipaux, en plus de donner 10 % de son salaire à des œuvres de charité.

Andrew Marks, qui a siégé pendant cinq mandats au conseil municipal de Timmins et qui en brigue un sixième, affirme qu'il ferait ce travail gratuitement.

Il gagne environ 22 000 $ par an pour son travail comme conseiller municipal.

Je suis revenu à Timmins en voulant faire une différence et je n'ai jamais dérogé à cette volonté, a-t-il dit.

Je n'ai jamais fait cela pour l'argent. J'ai un emploi à temps plein qui paie les factures. C'est vraiment une question de service, ajoute-t-il.

Il croit toutefois que le maire mérite un bon salaire.

Au cours du dernier mandat, M. Marks a d'ailleurs demandé une révision du salaire du maire, sachant que le maire sortant, George Pirie, n'allait pas se représenter et voulant s'assurer que le salaire était concurrentiel pour attirer des candidats potentiels.

Il a été heureux de découvrir que le maire de Timmins arrive deuxième parmi les maires les mieux payés dans le Nord de l'Ontario, son chèque de 101 000 $ dépassant celui des maires de Thunder Bay, de Sault-Sainte-Marie et de North Bay.

Nous cherchons la meilleure personne pour qu'elle se présente à la mairie. Je veux qu'ils vivent confortablement, affirme M. Marks.

Des élus de petites villes peu payés

Dans certaines petites villes et certains cantons de la région, les maires, préfets et conseillers ne reçoivent qu'un petit salaire et dans certains cas sont bénévoles.

À Mattawa, le maire de la ville de 1900 habitants gagne 10 000 $, tandis que les conseillers reçoivent 7500 $.

Raymond Bélanger, ancien directeur général de la ville et maintenant candidat au poste de maire, estime que la plupart des politiciens municipaux méritent une augmentation, en partie parce que les médias sociaux leur permettent d'être constamment à l'écoute.

Raymond Bélanger devant un lac.

Raymond Bélanger croit que les élus des petites municipalités méritent d'être mieux payés.

Photo : Avec l'autorisation de Raymond Bélanger

Pour de nombreux conseillers, le travail est devenu un 24 heures sur 24, même s'ils ne sont rémunérés qu'en tant qu'employés à temps partiel ou bénévoles, dit-il.

Mais M. Bélanger dit que le conseil municipal de Mattawa fait face à un défi important en décidant de sa propre rémunération, car c'est perçu comme un conflit d'intérêts.

Ils ont tendance à penser que tous les politiciens sont trop payés, mais les politiciens municipaux sont ceux que vous avez tendance à voir. Vous pouvez les voir marcher dans la rue, vous voyez ce qu'ils font, affirme Paul Seccaspina, président d'Oraclepoll Research, une firme de sondage de Sudbury, qui suit les opinions des électeurs du Nord de l'Ontario.

C'est la différence avec les politiciens fédéraux et provinciaux, ajoute-t-il.

Avec les informations d'Erik White

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