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Le 18e Festival du film black de Montréal s’ouvre avec Lovely Jackson

Un homme crie, le visage en gros plan. Il regarde hors cadre.

Une scène poignante du film «Lovely Jackson», présenté en première mondiale du Festival international du film black de Montréal.

Photo : Capture d'écran de YouTube

Radio-Canada

C’est mardi que débute le Festival international du film black de Montréal, de retour pour une 18e année avec près de 100 films célébrant les voix des personnes noires et braquant les projecteurs sur le racisme, la condition féminine, l’art et les questions LGBTQ+.

L’événement, qui offre un volet en ligne et en personne jusqu’au 25 septembre, démarre au Cinéma Impérial avec la première internationale du film Lovely Jackson, qui retrace l’histoire de Rickey Jackson, incarcéré pendant 39 ans pour un meurtre dont il a finalement été innocenté.

Celui-ci sera sur place pour une séance de question-réponse après le film en compagnie du réalisateur Matt Waldeck.

C'est le prisonnier qui a passé le plus de temps dans le couloir de la mort et en prison aux États-Unis pour un crime qu'il n'a pas commis, a expliqué Fabienne Colas, présidente fondatrice des Festivals du film black de Montréal, Toronto et Halifax, en entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle au 15-18.

C'est vraiment troublant, c'est fâchant, mais en même temps, il y a quelque chose de lumineux et d'inspirant avec cette histoire, parce qu'on voit aujourd'hui un Rickey Jackson qui n'est pas amer contre le monde entier, qui veut profiter de tout le temps qui lui reste. C'est aussi un film sur la force des alliés.

Le festival sera le théâtre de plusieurs autres premières – 12 premières mondiales, 10 premières internationales, 25 premières canadiennes et 9  premières québécoises, pour être exact – dont celle du documentaire A Star Without a Star, qui met en vedette Juanita Moore, une actrice afro-américaine de renom qui n’a pas sa marque sur le Hollywood Walk of Fame.

Notons également la projection des longs métrages Kaepernick & America, Daughter’s Tribute to Her Father: Souleymane Cissé (Hommage d’une fille à son père) et Tropiques de la violence, qui clôturera le festival dimanche.

Nous félicitons les créateurs qui prennent des risques en faisant des choix non commerciaux; leur permettant ainsi de propager des histoires et des réalités qui, autrement, ne seraient rendues jusqu’à vous, a déclaré Fabienne Colas.

Tout au long de l’événement, les cinéphiles peuvent acheter des laissez-passer donnant accès aux projections en salle ou aux films en ligne.

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