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Les diffuseurs de spectacles de l’Est-du-Québec veulent des solutions pérennes

Une salle de spectacle vide.

Le milieu culturel a été mis à mal par la pandémie de COVID-19.

Photo : iStock

Radio-Canada

À deux semaines du scrutin du 3 octobre, les diffuseurs de l’Est-du-Québec dévoilent leurs attentes envers le prochain gouvernement. Préoccupés par la rétention de la main-d'œuvre en région, ils veulent que le milieu culturel soit mieux appuyé.

Salaires compétitifs et pénurie de personnel, voici ce qui était à l’ordre du jour pour trois acteurs du secteur de la diffusion dans l’Est-du-Québec.

Le directeur général et artistique de Rivière-du-Loup en spectacles, Frédéric Roussel, la directrice générale et artistique du Centre de création diffusion de Gaspé, Josée Roussy et le directeur général du Réseau des organisateurs de spectacles de l'Est-du-Québec, Frédéric Lagacé, estiment que le prochain gouvernement devra remettre les pendules à l'heure.

Frédéric Lagacé souhaite d'abord que les salaires des travailleurs soient revus.

Il faut disposer de mesures concrètes afin d’ajuster les conditions salariales de la main-d'œuvre, entre autres pour le personnel de la technique de scène, explique-t-il.

Un homme devant un salle de spectacle.

Le président du ROSEQ, Frédéric Lagacé, devant le Vieux Théâtre de Saint-Fabien, l'une des salles qui nécessitent des travaux de réfection.

Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix

Le secteur est également frappé de plein fouet par la pénurie de main-d'œuvre.

Parfois, on doit ne pas choisir de spectacle, car une offre trop grande est dans le même mois, la même semaine. Donc on doit faire des choix déchirants parce qu’on n’a pas assez de main-d'œuvre pour couvrir les journées de travail, affirme Josée Roussy.

Même s’ils se disent reconnaissants de l'aide fournie par Québec durant la pandémie, les diffuseurs espèrent que les mesures de soutien se poursuivront.

Financement revu

Le directeur général du ROSEQ, Frédéric Lagacé, demande également au prochain gouvernement de revoir la méthode de calcul de la mesure visant l’aide à la diffusion, qui avantagerait les grands diffuseurs.

Il rappelle qu'entre 60 et 90 % du financement des diffuseurs provient des revenus à la billetterie, qui ont chuté considérablement pendant la pandémie.

« Les plus petites structures de diffusion sont sous-financées. »

— Une citation de  Frédéric Lagacé, directeur général du ROSEQ

Il est important que le gouvernement maintienne des mesures en place pour aider ces petites structures de diffusion à s’équilibrer financièrement et à accueillir des productions importantes, ajoute-t-il.

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Pour le directeur général et artistique de Rivière-du-Loup en spectacles, l'intervention de Québec est nécessaire pour faire face à la hausse du coût de la vie. Sans quoi, ce sont les consommateurs qui paieront le prix, craint-il.

Modernisation des infrastructures

Les diffuseurs demandent aussi une aide financière pour la réalisation de projets d'infrastructures culturels, dont les coûts ont augmenté de manière significative en raison de la hausse du prix des matériaux.

« On a planifié des coûts de réfection, de construction qui ne correspondent plus du tout à la réalité d’aujourd’hui. »

— Une citation de  Frédéric Lagacé, directeur général du ROSEQ

Le directeur du ROSEQ rappelle finalement que les diffuseurs de spectacles font partie de l’équation économique des milieux.

Avec les informations de Xavier Lacroix

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