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3e lien : pas question de « faire le petit train » derrière Legault, tranche Marchand

Bruno Marchand, maire de Québec.

Bruno Marchand, maire de Québec

Photo : Radio-Canada

Le maire de Québec lance qu’il ne pourra jamais appuyer un projet de troisième lien sans études pour en démontrer la nécessité et les effets sur le réseau routier de la capitale. Bruno Marchand refuse de suivre aveuglément le gouvernement provincial en « faisant le petit train et en chantant Locomotion ».

« Je vais m'y opposer si on me l'impose sans être capable de me présenter les faits et la science derrière, c'est sûr. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Plus tôt dans la journée, le premier ministre sortant a indiqué que le choix d’un tunnel pour relier les centres-villes de Québec et Lévis était effectivement une décision politique de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Nous, on veut un tunnel. On ne veut pas détruire la beauté de Québec et de l’île d’Orléans, a martelé François Legault avant d’ajouter que des études étaient en cours sur le projet d’autoroute à quatre voies et qu’elles seraient publiées une fois terminées.

Un échéancier révisé?

Sans vouloir dicter d’échéancier au gouvernement du Québec, le maire Marchand souligne que réaliser des études d’impact prend habituellement des mois, sinon quelques années. Plus il attend pour les études, plus il attend pour la mise en œuvre. Ça lui appartient. C'est lui qui contrôle l'échéancier. On va travailler avec des faits et des données, et quand ils seront prêts, on sera capable d'en débattre et de discuter avec eux quelles seront les suites à donner.

Maquette de deux petits tunnels côte à côte sous l'eau, vis-à-vis de la ville de Québec.

La nouvelle mouture du troisième lien, constituée d'un tunnel bitube, a été présentée au printemps dernier.

Photo : site du Réseau express de la capitale

Tôt ou tard, le maire juge que le gouvernement n’aura pas le choix de présenter des études détaillées sur ce projet actuellement estimé à 6,5 milliards de dollars.

Comment voulez-vous qu’on évalue un budget de façon très précise […] si on ne sait pas exactement où on creuse, si on ne sait pas où il sort, quel impact il va avoir ou quel délai ça va prendre? Nécessairement, ils ont besoin de faire ça. Ils sont obligés de faire ça, juge Bruno Marchand qui, depuis son élection en 2021, a toujours refusé de prendre formellement position dans le dossier.

Il invite toutefois le prochain gouvernement à respecter l'autonomie municipale alors que les véhicules empruntant le troisième lien aboutiront nécessairement sur le réseau municipal de Québec.

Pas de discussion de taverne

Par ailleurs, l’administration Marchand a rejeté la demande de l'opposition officielle de tenir un comité plénier sur le projet de troisième lien.

Dans une décision rendue publique lundi, la Ville de Québec rappelle qu’elle a déjà demandé à maintes reprises davantage d’information sur le projet de tunnel proposé par la CAQ. Selon elle, les informations actuellement disponibles sur le troisième lien ne permettraient pas à un comité plénier de s'appuyer sur des données précises.

Le maire Bruno Marchand estime que de tenir un comité plénier dans ces circonstances s’apparenterait à une discussion de taverne.

Dans le cadre des élections du 3 octobre, le comité exécutif jugeait aussi important de laisser aux électeurs l’opportunité de poser leurs questions aux partis provinciaux.

Marchand doit franchir le pas, selon Villeneuve

Le chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, Claude Villeneuve, estime que le maire Marchand doit cesser de tergiverser et livrer le fond de sa pensée dans le dossier du troisième lien.

Il devrait aller plus loin et franchir le pas, estime le chef de Québec d'abord.

Claude Villeneuve donne un point de presse dans un parc en été.

Le chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Québec, Claude Villeneuve (archives).

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Claude Villeneuve rappelle qu'il s'est déclaré contre le projet.

Il s'inquiète qu'un éventuel tunnel vienne empêcher l'aménagement d'un boulevard urbain sur l'autoroute Dufferin-Montmorency ou encore la requalification des secteurs aux abords du centre commercial Fleur de Lys.

Ça complique un peu notre politique municipale de ne pas savoir où ça s'en va cette histoire-là, déplore Claude Villeneuve.

Avec la collaboration d'Olivier Lemieux et Louise Boisvert

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