•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Déménagement du terminal Suncor : les candidats doivent se prononcer, selon des citoyens

Le terminal de chargement pétrolier de Suncor à Rimouski-Est, situé derrière une église et une école fermées.

Des citoyens réclament le déménagement du terminal de Suncor à Rimouski-Est vers le parc industriel.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

Exaspérés par le peu de développement concernant le sort du terminal de l’entreprise Suncor à Rimouski-Est, des citoyens interpellent les candidats à l’élection provinciale pour qu’ils s’engagent clairement « à tout mettre en œuvre pour [le] déménager ».

Trois citoyens disent s’inquiéter particulièrement d’une zone à risque ayant un rayon de 100 mètres autour du terminal. Cette zone avait été délimitée par la santé publique régionale dans un rapport présenté en 2017 et qui recommandait le déménagement du terminal de chargement pétrolier situé sur la rue Lebrun.

Trois personnes avec des documents lors d'un point de presse devant le terminal de Suncor à Rimouski-Est.

Des citoyens réclament des engagements clairs de la part des candidats de la circonscription de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

L'espace visé inclut l’école du Grand Défi qui a été fermée en raison du risque couru par les élèves en cas d'accident industriel.

Les citoyens demandent que le terminal soit relocalisé plus au sud, sur des terrains déjà détenus par l’entreprise dans le parc industriel.

La Ville de Rimouski a déjà indiqué que l'option du déménagement avait été écartée, puisque jugée trop onéreuse. En entrevue à l'émission Info-réveil, le maire Guy Caron a précisé qu'une hypothétique expropriation de l'entreprise pourrait mener à une bataille judiciaire et coûter plusieurs millions de dollars notamment en frais juridiques pour la Ville.

Suncor a un droit acquis sur l'endroit présentement. On a des plans d'intervention d'urgence qui nous permettent de minimiser les risques [...], mais la Ville n'a pas le pouvoir de les chasser, a tranché M. Caron qui dit discuter avec l'entreprise pour déterminer des mesures de mitigation à implanter dans ce secteur.

Les citoyens se tournent donc vers le prochain gouvernement provincial.

Ça prend un chef d’orchestre qui a les leviers d’accompagnement autant de la population que du milieu municipal, explique l’un de ces citoyens, Martin Poirier, qui est également membre du groupe Non à une marée noire dans le Saint-Laurent.

« On repose notre intervention sur la santé publique. Ce ne sont pas des écologistes ou des environnementalistes qui vous parlent aujourd’hui, nous sommes des citoyens soucieux du bien commun. »

— Une citation de  Martin Poirier, citoyen

Il n’a pas été possible de déterminer avec exactitude au nom de combien de citoyens ces trois personnes parlaient. Ils disent s’exprimer en leurs noms personnels, mais être en lien avec de nombreux citoyens.

Que ce soit des parents qui ne voulaient pas voir leurs enfants aller à l’école ici [...] des citoyens du quartier qui nous font part de leurs doléances, il y a eu un bon regroupement citoyen ici d’une trentaine de personnes qui allaient constamment au conseil municipal, illustre M. Poirier.

Un des réservoirs de Suncor dans le quartier de Rimouski-Est.

Les installations de Suncor à Rimouski-Est

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

En 2015, un déversement d'au moins 30 000 litres d'essence provenant d'une fente dans une valve d'entrée d'un réservoir de Suncor est survenu. Des sols autour de la rue Lebrun avaient été contaminés, puisque de l'essence s'était échappée du bassin de rétention aménagé par l'entreprise.

Un deuxième déversement s'est produit en 2017, cette fois à partir d'une section d'un pipeline de Suncor située près du quai de Rimouski.

Une priorité pour le PQ et QS

Le candidat du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Rimouski, Samuel Ouellet, confirme qu'il s'engage à demander le déménagement du terminal s'il est élu.

En plus, il y a des terrains de disponibles pour le faire à quelques centaines de mètres, souligne M. Ouellet. Il faut faire les gestes nécessaires, d'un point de vue environnemental premièrement, mais aussi au niveau de la sécurité publique.

La candidate de Québec solidaire (QS), Carol-Ann Kack, donne aussi son appui aux citoyens et promet de suivre ce dossier de près et de s'assurer que des actions soient prises.

On croit que Suncor a son bout à faire pour ce déménagement-là. On a une école qu'on a dû vider pour assurer la sécurité et la santé des gens alors qu'on manque d'espace dans d'autres écoles, se désole Mme Kack. Mais ce n'est pas la municipalité qui semble avoir les leviers pour serrer la vis.

Carol-Ann Kack s'exprime devant un micro à la Station de Rimouski.

La candidate de Québec solidaire dans Rimouski, Carol-Ann Kack (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

De son côté, la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ), Maïté Blanchette-Vézina indique vouloir étudier tous les scénarios avec les parties prenantes avant de prendre position dans ce dossier.

La Ville a pris position et a entrepris des démarches déjà avec l'entreprise. Je veux être avec la Ville et avec l'entreprise et avec la santé publique dans ce dossier, ajoute la candidate caquiste.

Une prudence qui fait écho à la position du candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), Claude Laroche qui, par voie de communiqué, s'engage à étudier chacune des options qui seront présentées par la santé publique afin de trouver la meilleure solution possible pour les gens de Rimouski.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !