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Burlington aux prises avec une série d’attaques de coyotes « inédite »

Un coyote se tient debout en pleine nature.

Parmi les attaques enregistrées figure celle subie par un enfant en bas âge, qu'un coyote a mordu au cou et a tenté d'emporter.

Photo : iStock

Radio-Canada

La Ville de Burlington appelle les résidents à la vigilance après avoir recensé une septième « attaque non provoquée » de coyote depuis le mois d’août malgré les efforts déployés pour tenter de mettre fin à cette série « sans précédent ».

La dernière attaque est survenue samedi en plein jour dans une résidence privée du quartier Roseland, près de la rive du lac Ontario, selon la Ville.

La victime se reposait dans la cour arrière lorsqu'un coyote l'a mordue au genou, relate la Municipalité dans un communiqué. La victime a été transportée à l'hôpital et y a été soignée.

L’animal décrit ressemble à celui qui aurait attaqué une aînée dans un foyer le 10 septembre, peut-on également lire dans le communiqué.

La résidente était assise sur une terrasse lorsqu'elle a été réveillée par un coyote qui lui a mordu la hanche. Elle a reçu des soins à l'hôpital.

Ces événements ont incité la Ville à faire appel à son équipe de gestion de crise pour faire face à ces incidents, signalés pour la première fois le mois dernier. Une des victimes était un garçon de deux ans qui se trouvait sur une terrasse de jardin lorsqu'un coyote l'a attrapé par le cou et a tenté de l’emporter.

À la lumière de cette série d’attaques inhabituelle contre des êtres humains, la Ville de Burlington a même offert des sifflets anti-coyotes aux habitants pour les aider à troubler les canidés qu'ils pourraient rencontrer dans l'espoir d’inculquer la peur des être humains à ces animaux.

Stratégie de traque et d'élimination des coyotes

Par ailleurs, le personnel des services animaliers de la Ville mène des opérations conjointes avec le Service de police régional de Halton et avec des professionnels certifiés en contrôle de la faune pour traquer et éliminer les coyotes.

Les résidents sont invités à éviter ces activités afin que leur propre sécurité ne soit pas menacée et pour que les foules n'effraient pas les coyotes traqués.

Le défi croissant, c'est que les coyotes ne sont plus en tanière à cette période de l'année et sont plus mobiles, explique la Ville.

Deux des trois coyotes qui auraient été identifiés par les témoins de ces attaques ont déjà été éliminés. Les animaux impliqués dans les récents incidents appartiendraient à une famille de coyotes agressifs du centre-sud de Burlington.

Un coyote au pelage mouillé.

Les coyotes étant des animaux territoriaux, les experts du ministère des Richesses naturelles et des Forêts pensent que la série d'attaques est le fait d'une seule famille.

Photo : Associated Press / Damian Dovarganes

La Ville surveille les zones du centre-sud de Burlington où se trouvent plusieurs propriétés négligées qui peuvent être des refuges de prédilection pour des coyotes agressifs.

Des experts du ministère des Richesses naturelles et des Forêts qui ont rencontré des responsables de Burlington cette semaine pour discuter de la situation sont convaincus que les attaques découlent du fait que les coyotes sont conditionnés à voir les humains comme une source de nourriture, explique la Ville.

Ce comportement appris crée un environnement où la faune est conditionnée pour être à l'aise avec l'interaction humaine directe et où elle peut en venir à dépendre des humains pour se nourrir, ajoute la Municipalité, qui prie les habitants de ne pas donner de nourriture à la faune.

Le communiqué indique également qu'une fois qu'un coyote franchit la limite de l'interaction acceptable avec les humains, il doit être éliminé pour des motifs de sécurité publique compte tenu d'une situation qu'il n'a pas déclenchée.

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