•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La construction du bloc opératoire d’Amos s’invite dans la campagne électorale

Le centre hospitalier Hôtel-Dieu d'Amos.

Le centre hospitalier Hôtel-Dieu d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le comité de suivi de construction de l’urgence, soins intensifs et bloc opératoire presse les candidats de tous les partis et dans toute la région de faire front commun dans ce dossier. Il les invite à s’engager à réaliser la construction du bloc opératoire dans la foulée de la nouvelle urgence, soit d’ici cinq ans.

Pour le président François Lemire, il est de plus en plus urgent de recruter de nouveaux chirurgiens thoraciques et vasculaires afin qu’ils puissent côtoyer les chirurgiens actuels pour le transfert de connaissances et de culture du milieu de travail.

Or, l’état actuel des installations rend la tâche encore plus difficile, selon lui.

Les nouveaux médecins ne pourront pas s’installer dans un endroit comme le bloc opératoire à Amos, qui est désuet et dépassé, c’est un des plus vieux de la région. On va être en compétition avec d’autres centres hospitaliers qui offrent un environnement de travail bien supérieur à ce qu’on a ici à Amos, avec des équipements à la fine pointe de la technologie, fait valoir François Lemire.

Une spécialité menacée

François Lemire et Sébastien D'Astous devant l'Hôpital d'Amos.

François Lemire, président du comité de suivi, et Sébastien D'Astous, maire d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Si l’équipe de chirurgiens ne peut être renouvelée assez rapidement, l’avenir de cette spécialité sera menacé avec des conséquences qui pourraient s’avérer désastreuses pour la population régionale, craint François Lemire.

Il ne faut pas oublier que si la spécialité est perdue, notre centre chirurgical majeur d’Amos ne pourra pas se réinstaller à nulle part en région. Cela veut dire que ce sont les citoyens de l'Abitibi-Témiscamingue qui vont devoir se déplacer pour recevoir les services. Là où ça devient catastrophique, c’est qu’il faut penser qu’il y a environ 1000 chirurgies qui se font par année en thoracique et vasculaire. Là-dessus, il y en a à peu près la moitié qui se font en urgence et en semi-urgence, ce qui veut dire que si les médecins ne sont pas disponibles immédiatement, le risque de décès est très important pour beaucoup de patients, affirme François Lemire.

Le projet de construction du nouveau bloc opératoire devait se faire en même temps que l’agrandissement et la réfection de l’urgence et des soins intensifs à l’hôpital d’Amos.

Ces travaux pourraient débuter aussi tôt qu’au printemps 2023. Or, le ministère de la Santé et des Services sociaux a toutefois décidé de prioriser l’urgence et de réaliser le bloc opératoire dans une phase 2.

La Ville d’Amos a aussi fait de ce projet l’une de ses priorités dans la campagne électorale.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !