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La minière Baffinland demande aux bateaux de croisière de naviguer moins vite

Un bateau et deux navires se trouvent au large devant le Centre des visiteurs Nattinak à Pond Inlet.

Une vue typique du Centre des visiteurs Nattinak à Pond Inlet,

Photo : Fournie par Ernest Merkosak

Radio-Canada

Baffinland Iron Mines Corporation affiche sur les réseaux sociaux la vitesse des paquebots de croisière qui dépassent une certaine limite de vitesse à Pond Inlet, au Nunavut.

La minière estime que ces bateaux devraient respecter la limite de 9 nœuds, comme le font les navires qu’elle affrète. Le 13 septembre, par exemple, Baffinland a indiqué sur Twitter qu’un bateau de croisière avançait à 13,8 nœuds, une vitesse troublante .

Au mois d’août, elle soulignait qu’un navire de passagers norvégien avançait à 11 nœuds dans des zones sensibles, dont des aires de mise bas de narvals. Nansen Polar Expeditions soulignait en réponse que sa vitesse était liée à des conditions météorologiques défavorables.

Nos publications ne sont pas là pour humilier ou blâmer, mais pour susciter une prise de conscience à propos du besoin d’uniformiser la régulation des navires dans les eaux du Nord , explique Peter Akman, le responsable des parties prenantes à Baffinland Iron Mines.

La compagnie, dit-il, adhère aux restrictions comme la vitesse de 9 nœuds et respecte les voies de navigation désignées afin de minimiser les risques à la faune marine et à l’environnement.

Située au point oriental du passage du Nord-Ouest, Pond Inlet a constaté le passage d'une vingtaine de navires de croisières dans ses eaux au cours de l’été.

Baffinland, dont le port de sa mine Mary River se trouve à quelque 100 kilomètres de Pond Inlet, reçoit des alertes dès qu’un navire dépasse la limite de vitesse de 9 nœuds, dit Peter Akman.

Des chasseurs de Pond Inlet ont souligné que les activités de la mine réduisent le nombre de narvals dans les eaux locales. Baffinland admet qu’il y a moins de narvals, mais qu’aucune preuve ne démontre le rôle de ses navires et la présence de narvals. L’entreprise fait état du changement du mouvement de la glace et de l'apparition de nouveaux prédateurs qui réduisent le nombre de ces mammifères.

D’après Sau Sau Liu, porte-parole de Transports Canada, il n’y a pas de limite de vitesse dans les eaux canadiennes de l’Arctique. Il existe cependant un ralentissement volontaire dans des aires marines protégées.

L’Association des opérateurs de croisières dans l’Arctique souligne que ses membres doivent respecter les limites de vitesse locales et fédérales et toute autre réglementation environnementale, mais qu’elle n’impose pas elle-même de limites supplémentaires.

D'après les informations de Jane George

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