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Québec a-t-il réduit le nombre de nouveaux médecins prévu pour l’Abitibi-Témiscamingue?

Un médecin utilise un stéthoscope pour écouter le rythme cardiaque du patient.

Le ministère de la Santé a dévoilé les nouveaux Plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM) qui prévoient l'ajout de 412 nouveaux médecins de famille partout dans la province en 2023.

Photo : getty images/istockphoto / wutwhanfoto

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a dévoilé vendredi les nouveaux Plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM) qui prévoient l'ajout de 412 nouveaux médecins de famille partout dans la province.

L'Abitibi-Témiscamingue pourra ainsi recruter 11 nouveaux médecins en 2023, selon le gouvernement.

Rouyn-Noranda et la Vallée-de-l'Or bénéficieraient de trois nouveaux médecins chacune, deux iraient à Ville-Marie et deux en Abitibi-Ouest et un seul pour l'Abitibi. Aucune nouvelle ressource n'est attribuée pour la région de Témiscaming.

La répartition des nouveaux postes est en fonction de l'écart observé dans chaque région entre les besoins et les ressources, indique un communiqué du ministère de la Santé.

Or, l'Association des médecins omnipraticiens du nord-ouest du Québec (AMONOQ) parle plutôt de neuf postes qui sont attribués à la région.

C'est deux de moins que ce qui avait été initialement calculé par le ministère, mentionne le président de l'Association, le Dr Jean-Yves Boutet.

Étant donné que le PREM 2022 n'a pas été comblé au complet, le ministère [de la Santé] a enlevé deux places dans le PREM 2023 en nous disant qu'étant donné qu'il y avait des places disponibles sur le PREM de l'année précédente et qu'on n'avait pas recruté comme prévu, on n'était pas lésés. C'est pour ça que le chiffre 11 qui était initialement annoncé a été réduit par le ministre à 9, précise le médecin.

Le service des communications du ministère confirme que les PREM 2022 sont en vigueur du 1er décembre 2021 au 30 novembre 2022. Les DRMG [Départements régionaux de médecine générale] ont jusqu’au 15 janvier 2023 pour pourvoir ces postes, autrement ceux-ci sont retirés.

Il mentionne que six postes de médecins prévus dans les PREM 2022 n'ont toujours pas été pourvus.

Les médecins sont déçus

La décision de réduire le nombre de médecins pour la région a été abordée lors de l'Assemblée générale annuelle de l'AMONOQ, qui s'est tenue à La Sarre il y a une semaine.

Le Dr Jean-Yves Boutet affirme que cet ajustement à la baisse a été mal perçu par les médecins qui y voient un message ambigu de la part du ministère.

« Depuis 2015, on a toujours une réduction, on est passés de 224 médecins à 194. Ça a remonté un petit peu cette année, mais les médecins ont été très disponibles durant la pandémie, donc il y a de la fatigue sur le terrain et de se faire enlever deux postes, c’est symboliquement mal accepté. »

— Une citation de  Dr Jean-Yves Boutet

Il affirme que les médecins comprennent la logique de la décision, mais la plupart qui sont sur le terrain auraient aimé avoir une tape sur l'épaule, pas de crocs-en-jambe avec cette réduction-là qui se comprend, mais c'est plutôt symbolique le fait de se faire dire "on vous en enlève deux pour les mettre dans d'autres régions", alors que notre recrutement est déjà très difficile. On craint dans les prochaines années, avec les départs à la retraite des médecins [...], qu'il y ait des patients orphelins qui continuent d'augmenter, indique-t-il.

Interpellé à ce sujet, le ministère de la Santé maintient que l'Abitibi-Témiscamingue a 11 possibilités de recrutement pour 2023, dont 9 places pour des nouveaux médecins et 2 places pour des médecins en mobilité interrégionale [des médecins déjà en pratique qui déménagent], pour un total de 11 places.

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