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Ours gourmands à Jasper : les résidents priés de ramasser les fruits de leurs jardins

Deux ours noirs ont grimpé dans un arbre fruitier d'un jardin.

Cet appel de Parcs Canada s'inscrit dans une stratégie plus large sur le retrait des arbres fruitiers non indigènes des espaces publics et privés.

Photo : Parcs Canada

Radio-Canada

Parcs Canada réitère son appel aux résidents de Jasper de retirer tous les fruits de leurs jardins pour éviter d’attirer les ours noirs dans les propriétés et espaces verts de la ville, après plusieurs interventions de ses agents dans les dernières semaines.

La présence continue des ours dans la ville de Jaser, souvent dans les jardins résidentiels à quelques mètres des gens, est un risque inacceptable pour les résidents et les visiteurs, peut-on lire sur l’avertissement publié par Parcs Canada cette semaine.

Au moins huit ours noirs ont été attirés dans la ville ces dernières semaines. Les arbres fruitiers non indigènes, allant des pommiers aux cerisiers de Virginie, leur offrent un festin alors qu’ils se préparent à l’hibernation.

Si ces fruits ne sont pas retirés, le problème va s’accentuer, avertit l’agence fédérale. Les mamans ourses risquent d’apprendre à leurs petits que la ville de Jasper peut leur offrir un apport en nourriture hautement calorifique.

« Les ours qui vivent près des humains et des résidences ont plus de risque d’avoir accès à de la nourriture humaine, à des poubelles, et d’être impliqués dans des rencontres agressives [avec des humains]. »

— Une citation de  Parcs Canada

Extrêmement réticents à partir

Le 9 septembre, une famille d’ours a même dû être relocalisée par des agents de Parcs Canada, après avoir été aperçue plusieurs fois en train de se nourrir dans les jardins des résidents.

La mère et ses deux petits ont été relâchés dans une zone éloignée du parc national, le long de la promenade des Glaciers où ils ont peu après été aperçus se nourrissant de baies sauvages, d’après Parcs Canada.

Ces captures sont toutefois risquées pour les animaux, dit l’agence fédérale. Elles sont stressantes, surtout pour les oursons. Les ours relocalisés peuvent également faire face à de nouveaux risques lorsqu'ils sont relâchés dans des secteurs qui ne leur sont pas familiers et qui sont possiblement habités par d’autres de leurs congénères.

Parcs Canada explique que des bruiteurs et des munitions à effet de neutralisation, comme des balles de peinture, sont utilisées pour éloigner les ours, mais une fois qu’ils ont goûté aux fruits de jardins, ils risquent de revenir s’aventurer dans le coin.

Les ours sont extrêmement réticents à partir, comme les fruits des arbres représentent des récompenses de grande qualité pour ceux qui se préparent à hiberner, peut-on lire sur l’avertissement.

Lorsqu’ils sont déplacés non loin de la ville, ils auront tendance à revenir presque immédiatement après, est-il ajouté.

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