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Restaurer la cathédrale de Chicoutimi, un travail colossal pour conserver le patrimoine

Une façade de l'église en réparation.

Six fenêtres et les rosaces sont en train d'être restaurées.

Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney

Radio-Canada

Considérée comme un joyau architectural, la cathédrale de Chicoutimi surplombe la rivière Saguenay depuis 100 ans. Or, de nombreux travaux sont devenus essentiels pour préserver le lieu de culte, dégradé par le temps.

Les réparations ont commencé depuis 2017. Le bâtiment compte une centaine de fenêtres, une vingtaine ont déjà été restaurées.

Les travaux urgents ces temps-ci, c'est la fenestration, le toit et les portes. Éventuellement, il y aura un lavage de façade, énumère l’architecte et marguillière de la fabrique Saint-François-Xavier, Maude Thériault.

Une femme devant la cathédrale de Chicoutimi.

Maude Thériault est marguillière pour la fabrique de Saint-François-Xavier et responsable des travaux à la cathédrale de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney

Actuellement, les deux rosaces du lieu de culte ainsi que cinq fenêtres sont remises à neuf à Saint-Jean-Port-Joli.

Il faut absolument respecter l'originalité de ce qu'il y avait auparavant. Et ça, ce sont des fenêtres en bois, explique Maude Thériault en pointant le bâtiment. Des fenêtres de cette grandeur-là, ce n'est pas n'importe qui qui peut réparer ça. Ce sont des artisans.

Conserver les matériaux d'origine et travailler avec minutie augmentent automatiquement les coûts, selon Mme Thériault. Changer les fenêtres de l’édifice religieux s'élève à plus d'un million de dollars.

L'intérieur de la cathédrale.

La Cathédrale de Chicoutimi fait l'objet de travaux de rénovations.

Photo : Radio-Canada

Le ministère peut octroyer des subventions, mais ce ne sont pas des subventions à 100 %. On parle de subventions à la hauteur de 70 % d'une valeur de travaux qu'on va faire. Alors il y a un 30 % qui est un peu difficile à trouver, mais ça, c'est la contribution de la fabrique qui est importante. 

Au chevet du patrimoine

Des activités de sociofinancement et des dons permettent à la fabrique d'amasser des fonds, mais ce n'est pas suffisant. Maude Thériault espère que la population s'impliquera dans la restauration de la cathédrale.

« Je pense qu'on a un devoir de conserver, un devoir de protéger, un devoir de mettre en valeur ces monuments-la. On pourrait parler de sensibilisation de la population à l'histoire. »

— Une citation de  Maude Thériault, architecte et marguillière de la fabrique Saint-François-Xavier

Selon un reportage de Béatrice Rooney.

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