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Un singe en peluche attaché au pont d’une communauté afro-néo-écossaise fait réagir

Une peluche de singe couvert de poussière et attaché à une structure de bois.

Un singe en peluche a été attaché à un pont de Jordantown, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Gracieuseté : Jasmine Cromwell

Radio-Canada

Une petite communauté afro-néo-écossaise près de Digby est sous le choc après un incident que certains membres de la communauté croient être motivé par la haine raciale.

Des images d’un singe en peluche couvert de poussière et attaché à un pont de Jordantown ont récemment circulé dans les médias sociaux.

Jasmine Cromwell, une résidente d’Halifax, dit que dès qu’elle a vu passer la publication de la peluche sur les médias sociaux, elle a tout de suite deviné qu’il s’agissait du pont de Jordantown.

J’ai immédiatement compris le sens du message, déclare-t-elle.

Une peluche et un cordage épais attachés à un morceau de bois avec ce qui semble être une agrafe en métal.
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La peluche a été attachée au pont de bois avec ce qui semble être une agrafe en métal.

Photo : Gracieuseté : Jasmine Cromwell

Jordantown a connu son lot de tensions raciales au fil des ans, avance-t-elle.

Le pont en question était en mauvais état depuis longtemps et des membres de la famille de Jasmine Cromwell qui habitent Jordantown ont tenté à maintes reprises de le réparer.

Le singe en peluche est apparu sur le pont peu de temps après des travaux effectués récemment.

Jasmine Cromwell indique que le jouet rembourré avait été attaché au pont avec ce qui semblait être une grosse agrafe en métal.

Une enquête du ministère des Travaux publics

Le ministère des Travaux publics de la province a été avisé de l’incident lundi et a lancé une enquête.

La porte-parole Jasmine Flemming indique dans une note que son ministère se range du côté des résidents de Jordantown.

Des rencontres de debriefing ont aussi lieu pour s’assurer que les employés du ministère soient au courant de l’incident, en comprennent le contexte, la gravité et les répercussions de ce type d’acte, ajoute Mme Flemming. Au sein de notre ministère, nous ne tolérons pas le racisme et nous condamnons cet acte.

La GRC a aussi été avisée, mais rapporte qu’elle ne peut enquêter étant donné que cet incident ne correspond pas à la définition d’un crime racial, selon le Code criminel.

Même si on arrivait à identifier la personne qui a fait cela, il n’y a pas d’accusation que nous pourrions déposer dans de telles circonstances, explique le caporal Chris Marshall.

Je compatis avec la communauté, cette situation nous inquiète aussi, ajoute-t-il.

Dégoûtant, dit le maire de Digby

Le maire de Digby, Ben Cleveland, condamne lui aussi l’incident.

La ville de Digby et ses communautés environnantes, comme Jordantown, travaillent ensemble depuis des années sur différentes initiatives. Que quelqu’un puisse faire quelque chose comme cela, c’est totalement dégoûtant, dit-il. Plusieurs personnes de la communauté sont choquées.

« Est-ce que l’intention était malveillante? Je ne sais pas, mais ça a certainement causé du tort. »

— Une citation de  Ben Cleveland, maire de Digby

Selon lui, cet incident n’est pas le premier exemple de tension raciale dans la région.

Il avance qu’il y a eu plusieurs accrochages entre deux cultures à Digby et Jordantown dans les dernières années, et que la municipalité a tenté de résoudre ce problème.

Manifestement, il y a encore beaucoup de travail à faire pour améliorer les choses, clame Ben Cleveland.

D’après le reportage de Danielle Edwards de CBC

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