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Le Site historique national de Paspébiac veut intégrer le Patrimoine mondial de l’UNESCO

Les bâtiments historiques du banc de pêche de Paspébiac entourent l'usine d'Unipêche M.D.M.

Le Site historique national de Paspébiac (archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Le Site historique national de Paspébiac lorgne une reconnaissance internationale. En vue d’être inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, le lieu de fondation des compagnies Robin et LeBoutillier Brothers souhaite voir un nouveau pavillon de plusieurs millions de dollars accueillir sa clientèle.

Je pense que ça ouvrirait des portes extraordinaires, autant sur le plan culturel et patrimonial que sur le plan de la recherche et de la science, affirme avec enthousiasme le président du comité de financement du projet, Bernard Nadeau, en référence à cette reconnaissance potentielle.

Une campagne de financement, intitulée L’avenir de l’histoire, a été lancée jeudi à Paspébiac. Elle a pour but d’amasser environ 300 000 dollars au cours des trois prochaines années afin que ce futur pavillon se concrétise.

Des membres de l'équipe du site historique et de l'équipe.

De gauche à droite : le directeur général du site Thomas Martens, la présidente du conseil d'administration Nicole Grenier, le membre du comité de financement Jules Whittom, le président de ce comité Bernard Nadeau et l'agente de développement Louise Cyr

Photo : Gracieuseté du Site historique national de Paspébiac

Ce n’est pas un 100 mètres, c’est plus un marathon, a imagé M. Nadeau en entrevue à Bon pied, bonne heure vendredi matin. La somme espérée représentera la part du milieu, alors que l'estimation de la nouvelle construction est de six à sept millions de dollars.

Bernard Nadeau convient néanmoins que ce montant pourrait être appelé à varier, notamment en raison de l’augmentation des coûts de construction à laquelle n'échappe pas la Gaspésie. Ce sera peut-être un peu plus, un peu moins. On verra à ce moment-là, affirme M. Nadeau.

Pour lui, voir le site intégrer le Patrimoine mondial de l’UNESCO présenterait de multiples avantages, en permettant notamment de sensibiliser la population et les élus à son importance.

« Je pense que c’est un projet extraordinaire tant pour le site historique à Paspébiac que pour l’ensemble des pêches et l’ensemble de la Gaspésie. »

— Une citation de  Bernard Nadeau, président du comité de financement de la campagne L’avenir de l’histoire

Il est souhaité que ce nouveau pavillon, qui fera l'objet d'un concours d'architecture, soit construit à l’emplacement actuel du stationnement du restaurant. Le bâtiment sera voué à accueillir une billetterie, un restaurant de 120 places, une boutique ainsi que des bureaux administratifs.

Un bâtiment du Site historique national du Banc-de-Pêche de Paspébiac.

L'entrepôt LeBoutillier date de 1850 (archives).

Photo : Radio-Canada / Luc-Manuel Soares

Une barge construite à Paspébiac il y a une cinquantaine d’années et offerte par le Musée des pêches de l'Atlantique, la Marie-Thérèse, pourra aussi y être admirée.

De plus, ce pavillon d’accueil permettra de redonner à la forge et à l'entrepôt LeBoutillier leurs fonctions patrimoniales. Les deux bâtiments seront d’ailleurs restaurés, ce qui constitue, selon la direction du site, une condition sine qua non à l'intégration du site au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Des visées internationales

Pour le directeur général du Site historique national de Paspébiac, Thomas Martens, une reconnaissance de l’UNESCO serait une suite logique. L’attrait touristique gaspésien a en effet intégré le classement historique du Québec en 1981. Il a également, 20 ans plus tard, obtenu du fédéral le titre de lieu historique national.

C’est un long processus au cours duquel on ira obtenir l’appui de la Ville, de la MRC, de la région et ainsi de suite pour ensuite déposer notre projet au gouvernement fédéral, explique M. Martens.

Le gestionnaire précise que c’est ensuite Ottawa qui sélectionnera le projet soumis à l’UNESCO.

Avec les informations de Marie-Claude Tremblay

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