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Les élus de la région de Québec veulent freiner l’étalement urbain

Vue aérienne de la ville de Québec et du fleuve Saint-Laurent en été.

La CMQuébec comprend les villes de Québec, Lévis, Saint-Augustin-de-Desmaures et L’Ancienne-Lorette ainsi que les MRC de La Jacques-Cartier, de L’Île-d’Orléans et de La Côte-de-Beaupré (archives).

Photo : Getty Images / buzbuzzer

Les élus de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQuébec) demandent aux partis politiques de s’engager à les soutenir dans leurs efforts visant à contrer l’empiétement urbain sur les milieux naturels et agricoles. Ils se gardent toutefois de faire allusion au projet de troisième lien qui, selon plusieurs experts, favoriserait l’étalement urbain.

Les représentants de l’organisme régional ont présenté jeudi leurs demandes aux partis politiques dans le cadre de la campagne électorale provinciale.

La CMQuébec comprend l’agglomération de Québec. Elle regroupe les villes de Québec, Saint-Augustin-de-Desmaures et L’Ancienne-Lorette, les MRC de La Jacques-Cartier, de L’Île-d’Orléans et de La Côte-de-Beaupré ainsi que la ville de Lévis.

Croissance urbaine

L’encadrement de la croissance urbaine se trouve au cœur de leurs attentes à l’égard du prochain gouvernement. Malgré les efforts déployés au cours des dernières années, les élus de la CMQuébec constatent que le développement urbain continue de se faire au détriment des espaces naturels.

Bruno Marchand parle au micro, derrière un lutrin, entouré d'élus régionaux.

Les élus de la CMQuébec demandent également des investissements pour développer la sécurité alimentaire, améliorer la mobilité durable et lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Photo : Radio-Canada / Louise Boisvert

Ils réclament des investissements de 15 M$ sur 10 ans pour limiter l’empiétement sur les milieux naturels et agricoles, et consolider la croissance dans les milieux urbains existants. À cela s’ajoute une enveloppe de 40 M$ sur 10 ans pour aider les municipalités à faire l’acquisition de terrains.

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Le président de la CMQuébec et maire de Québec, Bruno Marchand, a expliqué que la protection de la ceinture verte qui se trouve au nord de la région métropolitaine, notamment dans la MRC de La Jacques-Cartier, exigeait d’agir en collégialité et de mettre sur pied un fonds pour aider les municipalités à acquérir des terrains.

Il a rappelé que la protection d’un territoire représentait non seulement une dépense pour les villes, mais également une perte de revenus potentiels.

Pas payant

Pour une ville, la façon d'arriver à boucler ses budgets, c'est de se développer. Donc, dans La Jacques-Cartier, si les municipalités veulent arriver à nécessairement répondre aux besoins en inflation, répondre aux besoins en hausse de coûts de système, nécessairement, elles doivent empiéter sur le territoire [...] pour se développer, parce que ce n'est pas payant de garder un espace vert, indique M. Marchand.

« Pour une municipalité, de garder une forêt, un boisé, ce n'est pas juste à coût nul, c'est une perte, parce qu'on pourrait y développer une résidence qui amènerait des taxes. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec et président de la CMQuébec

La construction d’un tunnel entre Québec et Lévis, dont les opposants appréhendent les répercussions sur l’étalement urbain, n’est-elle pas contraire aux objectifs poursuivis par la CMQuébec?

Esquisse montant deux tunnels côte à côte sous le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Québec.

Le projet de troisième lien ne fait pas l'unanimité parmi les élus de la CMQuébec (archives).

Photo : site du Réseau express de la capitale

Le maire a esquivé la question en mentionnant que le projet actuel présentait encore trop d’inconnues pour anticiper les conséquences qu’il pourrait avoir sur l’étalement urbain.

Quand on aura plus d'infos, on verra comment il se combine ou pas avec nos demandes, nos réalités; mais pour l'instant, on se concentre sur ce qu'on a en commun, soit cette capacité de développer le territoire comme on ne l'a jamais développé, c'est-à-dire en prenant soin des autres [en] s'assur[ant] que, pour l'ensemble des citoyens, on répond aux besoins et on répond aux impératifs environnementaux, a indiqué Bruno Marchand.

Plusieurs élus de la CMQuébec sont ouvertement favorables au projet de troisième lien, à commencer par le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

Avec la collaboration de Louise Boisvert

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