•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vaccination obligatoire des élèves : des parents ontariens sont frustrés

Des parents et des élèves attendent en file devant le bureau de santé publique de Windsor-Essex.

Des parents et des élèves attendent en file devant le bureau de santé publique de Windsor-Essex.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

De longues files d'attente sont visibles au bureau de santé publique de Windsor-Essex depuis mercredi. Des élèves ont été expulsés de l'école parce qu'ils n'avaient pas reçu tous les vaccins obligatoires. Les parents doivent maintenant s'assurer que ce soit fait dans les plus brefs délais.

Le bureau de santé publique de Windsor-Essex a déclaré cette semaine que 1519 élèves du secondaire avaient été informés qu'ils ne pouvaient plus aller à l'école, parce qu'il leur manquait certains vaccins obligatoires.

Jeudi, 1009 d'entre eux n'avaient toujours pas mis à jour leur carnet de vaccination.

Je ne comprends pas. Le système est très limité, déplorait Felicia Nelson, une mère de Windsor.

Mme Nelson accompagnait son fils de 15 ans. Elle attendait son tour pour entrer au bureau de la santé publique de Windsor-Essex.

Je trouve ridicule que nous emmenions nos enfants se faire vacciner et que nous devions ensuite prouver au service de santé que nous avons bien reçu ces vaccins, a-t-elle affirmé.

Felicia Nelson, une mère de Windsor, est avec son fils devant le bureau de santé publique de Windsor-Essex.

« Que n'importe quel cabinet médical ou clinique envoie les preuves de vaccination pour que nous ne soyons pas bloqués comme ça. C'est fou! » explique Mme Nelson.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Son fils avait besoin d'un seul vaccin et espérait retourner à l'école vendredi. Mme Nelson rappelle que les enfants viennent de passer presque deux ans à la maison en raison de la COVID-19. Ils ne devraient pas être à nouveau renvoyés à la maison parce qu'il leur manque un simple vaccin de rappel, selon elle.

La mère de famille est tout de même soulagée. Si je devais travailler dans une équipe de jour, je ne serais pas très heureuse, dit-elle.

Une mère inquiète de son travail

Marie Yolande Sainvil, une mère de famille monoparentale, accompagnait elle aussi sa fille à une séance de vaccination. Elle a trouvé une longue file d'attente devant le bureau.

Ce n'est pas facile. J’ai déjà perdu quelques minutes pour aller au travail. Ce n’est pas possible. Il faut rester en ligne avant d'entrer, lance-t-elle.

Marie Yolande Sainvil, mère de Windsor, regarde tout droit à la caméra. Elle est debout devant le bureau de santé publique de Windsor-Essex.

« J’ai laissé le travail pour venir accompagner ma fille », dit-elle.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Une perte de temps

Matt Larocque réside à Belle Rivière, à une trentaine de kilomètres du centre-ville de Windsor. S'y rendre lui demande au moins une demi-heure.

Son épouse a été appelée au travail mercredi pour aller chercher son fils à l'école. Elle a perdu sa journée, se lamente-t-il.

Matt Larocque et son fils en attente devant le bureau de santé publique de Windsor-Essex.

« Si tu ne laisses pas tomber ton travail et que tu ne fais pas la queue aujourd'hui, ton enfant est suspendu jusqu'à ce que tu le fasses », explique M. Larocque.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

La loi sur l'immunisation des élèves exige que les bureaux de santé publique tiennent un dossier de vaccination pour chaque élève fréquentant l'école et qu'elles imposent une suspension si le dossier n'est pas complet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !