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Our Lady Peace et Steve Aoki pour accueillir des élèves autochtones à Thunder Bay

L'horaire d'un festival affiché près d'une scène.

Le festival de musique Wake the Giant est le point culminant d'une semaine d'accueil pour les élèves actuels et futurs de l'école Dennis Franklin Cromarty, mais aussi une occasion de rassemblement pour toute la communauté.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Le troisième festival Wake the Giant, qui a été créé pour accueillir des élèves d’une vingtaine de Premières Nations à Thunder Bay, met en vedette des musiciens de renommée internationale, dont le groupe canadien Our Lady Peace et le DJ américain d'origine japonaise Steve Aoki, ainsi que des artistes autochtones.

John, un aîné autochtone qui a fait une prière en ouverture de festival, a affirmé que l'inclusivité est une des valeurs principales du festival.

Les gens de toutes les couleurs sont les bienvenus, et même les extraterrestres, s'ils sont dans les parages, a-t-il lancé.

Nous voulons éliminer la haine, a-t-il ajouté.

Le festival Wake the Giant est issu d'un projet de sensibilisation culturelle créé en 2019 par Sean Spenrath, coordonnateur du programme de réussite des élèves à l’école Dennis Franklin Cromarty, et Greg Chomut, enseignant à la même école.

Le Sleeping Giant vu depuis la marina.

Le nom du festival est inspiré par la formation géologique connue sous le nom de Sleeping Giant, qui ressemble à un géant couché, que l'on peut voir depuis Thunder Bay. Le géant est l'un des symboles de la ville et a une grande importance pour les Premières Nations.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Des artistes bien connus sont au programme, mais M. Spenrath explique qu’un des objectifs du festival est aussi de donner une chance aux élèves de monter sur scène.

L'événement a d'ailleurs commencé avec une prestation d'une troupe de danse traditionnelle de l'école, au son de joueurs de tambours.

Des élèves de l'école Dennis Franklin Cromarty sur la scène du festival.

Des élèves de l'école Dennis Franklin Cromarty sur la scène du festival.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

En soirée, Malachi Beardy, un élève de 17 ans originaire de la Première Nation de Sachigo Lake, jouera un morceau de piano qu’il a composé lui-même.

Il sera sur la scène installée à la marina de Thunder Bay tout juste avant le groupe canadien Our Lady Peace, qui doit clôturer le festival vers 22 h.

« Je suis impatient de jouer pour les gens de Thunder Bay. Je suis aussi un peu nerveux, mais excité d'avoir l'occasion de jouer devant une grande foule. C'est une expérience unique de pouvoir monter sur scène avec des artistes de renom. »

— Une citation de  Malachi Beardy, élève à l'école Dennis Franklyn Cromarty et musicien

L'adolescent est ravi de voir que des Autochtones et des allochtones peuvent partager la même scène.

Malachi a commencé à jouer du piano à l’âge de 13 ans et il a appris de façon autodidacte.

Il est fier de composer ses propres morceaux, même si les premiers n'étaient, à son avis, pas très bons.

Nous devons tous commencer quelque part, dit-il.

« C’est excitant de voir des élèves monter sur scène et faire la démonstration de leur talent. »

— Une citation de  Sean Spenrath, cofondateur du festival Wake the Giant

Un succès grandissant

L’idée de ce festival est venue à Sean Spenrath lors d’une semaine d’activités organisées par l’école pour accueillir les élèves qui quittent leur communauté du Grand Nord de l’Ontario pour continuer leur parcours scolaire après la 8e année.

Un groupe de musique, July Talk, était venu donner un atelier dans le cours de musique de son collègue Greg Chomut.

À l'époque, l’école essayait de mettre en place une nouvelle initiative pour accueillir les jeunes, qui incluait l’expérience Dennis Franklin Cromarty, une série d’ateliers offerts par des membres de la communauté, et une course au trésor inspirée de l’émission The Amazing Race.

Cette initiative portait le nom de Wake the Giant.

C’est une bonne occasion pour les élèves de découvrir la ville, explique Sean Spenrath.

Lui et son collègue Greg Chomut se sont alors demandé pourquoi ne pas organiser une grande fête pendant que les jeunes sont ici et tenir un grand festival de musique?, raconte-t-il.

Le logo de Wake the Giant sous le nom de l'école Dennis Franklin Cromarty

L'école Dennis Franklin Cromarty enseigne aux élèves de la 9e à la 12e année en provenance d'une vingtaine de Premières Nations du Nord-Ouest de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

En septembre 2019, quelques mois après le lancement du projet, le premier festival Wake the Giant a notamment accueilli le groupe torontois Metric.

Après une année de pause en raison de la COVID-19, le festival était de retour en 2021 avec entre autres la Torontoise Jessie Reyez et le groupe californien Third Eye Blind.

Sean Spenrath n’est pas surpris par le succès rapide du festival.

« Nous savions que ça deviendrait aussi gros rapidement. La communauté nous a accueillis à bras ouverts. »

— Une citation de  Sean Spenrath, coordonnateur du programme de réussite des élèves à l’école Dennis Franklin Cromarty

Il y a beaucoup de gens qui voulaient contribuer et faire quelque chose pour aider les élèves, ajoute-t-il.

Créer un environnement accueillant

En plus du festival, le projet Wake the Giant vise aussi à créer des espaces sécurisés pour les jeunes, en collaboration avec les entreprises et organisations communautaires, en réaction à plusieurs drames survenus dans la ville.

Sept jeunes Autochtones sont décédés à Thunder Bay entre 2000 et 2011 après avoir quitté leurs communautés isolées dans le nord de la province pour étudier à Thunder Bay.

Des panneaux explicatifs.

La Nation Nishnawbe Aski a installé sur le site du festival des panneaux en mémoire des sept jeunes autochtones décédés à Thunder Bay et des nombreuses victimes des pensionnats pour Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Immédiatement après notre lancement, nous avons eu beaucoup d’appuis, affirme Sean Spenrath. Plusieurs entreprises qui nous ont approchés, pour donner des ateliers.

L’initiative Wake the Giant a été freinée par la pandémie, car toutes les activités de l'école se tenaient de façon virtuelle en 2020.

Le coordonnateur du programme de réussite des élèves indique qu'il peut maintenant reprendre contact avec les entreprises et les inviter à l’école, entre autres pour un salon des carrières en mars.

Un autocollant Wake the Giant dans une fenêtre.

Des autocollants Wake the Giant ont été distribués un peu partout à Thunder Bay, dont à l'hôtel de ville, pour identifier des endroits accueillants.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Kirsten Meekis, de la Première Nation de Sandy Lake, a assisté au premier festival Wake the Giant en 2019, lorsqu’elle était en 8e année, donc avant d’étudier à Dennis Franklin Cromarty.

Elle avait aussi participé à l'Expérience Dennis Franklin Cromarty.

L'adolescente dit que c’est ce qui l’a convaincue de quitter sa communauté pour venir étudier à Thunder Bay pour terminer ses études secondaires.

Greg Chomut, Kirsten Meekis et Sean Spenrath posent pour une photo.

Greg Chomut et Sean Spenrath ont créé Wake the Giant pour permettre aux élèves comme Kirsten Meekis (au centre) de mieux apprivoiser la ville de Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Tout le monde se sent bienvenu et inclus. [Les organisateurs] ont tellement de partenaires dans la ville, dit Kirsten.

Elle note aussi qu’elle se sent en sécurité, malgré les drames impliquant de jeunes autochtones au fil des ans.

« Tu as quelqu’un à qui parler si tu ne te sens pas bien. Il y a un numéro de l’école que tu peux appeler. Ils ont vraiment notre sécurité à cœur, et veulent que nous soyons capables de profiter de la ville. »

— Une citation de  Kirsten Meekis, élève à l'école Dennis Franklin Cromarty

Kirsten avait hâte de voir Steve Aoki. Je suis très excitée. Le festival en général est tellement cool et amusant. Il rassemble tout le monde. On peut rencontrer de nouvelles personnes.

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