•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tenir compte du taux d’analphabétisme de près de 50 % au Québec

Une femme tient un stylo et écrit dans un cahier.

La Ville de Trois-Rivières tient compte du taux d'analphabétisme dans ses communications.

Photo : getty images/istockphoto / Jardul

Radio-Canada

Près de la moitié des adultes du Québec est incapable de lire un texte compliqué, selon une nouvelle étude de la Fondation pour l’alphabétisation. Il s’agit d’une amélioration depuis 10 ans, mais la situation reste préoccupante chez les jeunes hommes et force des organisations à en tenir compte dans leurs communications.

Le pourcentage de gens âgés de 16 à 65 ans dans la province qui ont un niveau de littératie inférieur à 3 est passé de 53 % en 2012 à 46 % en 2022. Ce taux est similaire à la moyenne du taux d’analphabétisme dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui est de 48 %.

La Fondation pour l’alphabétisation affirme qu’il y a de moins en moins d’analphabètes, car davantage de personnes obtiennent leur diplôme d’études secondaires qu’avant. Par exemple, en 2005, les trois quarts des étudiants avaient obtenu leur diplôme alors que ce taux est passé à 81,8 % en 2013.

Par contre, il y a encore aujourd’hui moins de garçons qui terminent avec succès leurs études secondaires, selon l’étude réalisée par l’économiste Pierre Langlois. Environ 80 % des jeunes québécois obtiennent leur diplôme comparativement à 88 % des filles. Dans l'ensemble du Canada, la performance des garçons est meilleure; en moyenne 87 % des étudiants masculins obtiennent leur diplôme d’études secondaires.

Le niveau 3 en littératie correspond notamment à la capacité de comprendre des textes plus longs et denses, puis à en interpréter correctement le sens ou encore, à effectuer des liens adéquats entre les différentes idées qu'il contient.

Source : Fondation pour l’alphabétisation

Tenir compte de cette statistique

Des dessins de gens qui marchent et font du vélo.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À la Ville de Trois-Rivières, les équipes de communications et de juristes prennent en considération cette réalité dans leurs communications internes et externes.

Photo : Facebook/Ville de Trois-Rivières

La Ville de Trois-Rivières est bien au fait de cet enjeu et dit adapter ses communications en conséquence, autant avec les citoyens qu’avec ses 1200 employés, dont certains sont analphabètes fonctionnels.

Le porte-parole de la Ville, Mikaël Morissette, affirme que les équipes ont l'habitude de se questionner sur la meilleure façon de communiquer une information, que ce soit pour les avis à la population ou les règlements municipaux. L’utilisation de pictogrammes ou de vidéos ainsi que l'ajout de définitions ou de tableaux font partie des options considérées par la Ville pour s'assurer d'être comprise.

« Une Ville ne peut pas se mettre la tête dans le sable, ne peut pas l'ignorer, parce que ça touche la communication avec les citoyens, mais aussi avec nos propres employés. »

— Une citation de  Mikaël Morissette, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières

À Trois-Rivières, le Centre d'organisation mauricien de services et d'éducation populaire (COMSEP) accompagne des gens qui ont de la difficulté à lire ou à écrire, comme Jean-Simon Desjardins qui trouve difficile de comprendre les lettres qu’il reçoit du gouvernement. 

Avec les informations d'Amélie Desmarais

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...