•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La professeure-chercheuse Françoise Baylis remporte un prix prestigieux

La dame aux cheveux blancs est assise sur un fauteuil et porte un gilet rose.

Françoise Baylis, de l'Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, est une bioéthicienne renommée et membre de l'Ordre du Canada. Elle a remporté le Prix Killam des sciences humaines du Conseil des Arts du Canada 2022.

Photo : Nick Pearce

Radio-Canada

La bioéthicienne Françoise Baylis est lauréate du Prix Killam du Conseil des Arts du Canada 2022 pour les sciences humaines.

La professeure-chercheuse de l'Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse obtient un prix de 100 000 $.

Même si elle est conseillère spéciale de la vice-présidente à la recherche et à l’innovation de l’Université Dalhousie et qu’elle est parmi les 2 % des scientifiques les plus cités du monde, elle ne s’attendait pas à cet hommage.

« C’était une grande surprise puis vraiment je suis toujours bouleversée! »

— Une citation de  Françoise Baylis lauréate du Prix Killam 2022 pour les sciences humaines

Les prix « Killams » sont les plus prestigieux au Canada pour les universitaires dans chacun des principaux domaines de recherche : sciences humaines, sciences sociales, sciences de la santé, sciences naturelles et génie.

Françoise Baylis a obtenu son diplôme d'une école secondaire francophone à Montréal puis elle a continué ses études à l'Université Laurentienne de Sudbury.

C’est là qu’elle s’est intéressée à la philosophie.

 Je suis allée au premier cours et ils parlaient de masturbation. la question était est-ce que le Vatican a raison de ne pas autoriser la masturbation à des fins de fécondation in vitro , raconte-t-elle.

 Et pour moi, en tant que personne qui a grandi dans la religion catholique, c’est comme si quelqu'un m'invitait à penser par moi-même. 

À ce moment la bioéthique n'était pas une discipline offerte en soi. Il fallait passer par le droit ou les sciences.

En choisissant une base en philosophie Françoise Baylis à l’impression d’avoir choisi, une voie qu’il lui ouvre toutes sortes de portes.

 Je travaille en bioéthique, ma formation est en philosophie, mais je travaille avec des avocats, avec des chercheurs et avec des médecins , dit-elle.

Aujourd'hui ses recherches se concentrent sur la modification du génome humain. Son livre le plus récent paru en anglais s’intitule : Altered Inheritance : CRISPR and the Ethics of Human Genome Editing.

 Nous modifions les moustiques pour qu'ils ne puissent pas nous infecter. Nous modifions les vaches pour qu'elles ne produisent peut-être pas autant de méthane ou qu'elles n'aient pas de cornes qui nous blessent et nous modifions les chats pour ne pas nous inquiéter des réactions allergiques , dit-elle.

 Pourquoi est-ce que nous pensons que nous pouvons tout prendre, et le modifier ? 

Une personne se fait vacciner.

Françoise Baylis se demande pourquoi tous les pays n'ont pas accès au même vaccins contre la Covid-19.

Photo : Associated Press / Matt Rourke

Elle se penche aussi sur d'autres débats en santé telle que la gestion de la pandémie.

À son avis, la société a échoué d'un point de vue moral.

 Ma perspective c’est que vraiment, on n’a pas fait très bien , dit-elle.  Nous avons pris de très bonnes décisions éthiques individuelles, mais nous n'avons jamais réussi le défi qui nous a été lancé par l'Organisation mondiale de la santé d'avoir une réponse mondiale à un problème mondial .

Elle s’interroge aussi sur la manière dont les vaccins sont distribués dans le monde.

Françoise Baylis est également membre du conseil d'administration du Conseil scientifique international et du comité de planification du troisième Sommet international sur l'édition du génome humain.

Cette rencontre se tiendra au début de 2023.

Avec les informations des émissions Ideas et le Réveil de la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !