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Début des audiences pour l’augmentation des tarifs d’électricité en N.-É.

Le siège social de l'entreprise Nova Scotia Power à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Le siège social de l'entreprise Nova Scotia Power à Halifax, en Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

Les audiences ont commencé lundi à Halifax pour traiter la demande de Nova Scotia Power, qui veut augmenter ses tarifs de 11,6 % au cours des deux prochaines années.

Le président de Nova Scotia Power, Peter Gregg, soutient que l’entreprise privée ne fait que demander à la Commission des services publics et de révision de la Nouvelle-Écosse ce dont elle a besoin pour se plier aux demandes d'énergies vertes de la province.

« Ce que nous avons mis dans cette demande, c’est ce que nous croyons nécessaire pour nous débarrasser du charbon d’ici 2030. »

— Une citation de  Peter Gregg, président de Nova Scotia Power

La société cherche à inclure des frais préautorisés qui seront déduits pour payer les dommages des tempêtes à venir et pour financer le coût de la mise hors service de ses centrales au charbon.

Nova Scotia Power demande aussi de faire passer la limite supérieure de son taux de rendement de 9,25 à 9,5 %.

Nova Scota Power voudrait aussi instaurer un mécanisme de partage des bénéfices qui donnerait à la société la moitié de tous les bénéfices réalisés au-delà de son taux de rendement. En ce moment, tous les bénéfices excédentaires sont reversés aux clients.

Ni Peter Gregg, ni Scott Balfour, PDG de la société mère Emera, n’ont voulu discuter des mesures prises pour augmenter la rentabilité.

Je ne vais pas entrer dans ces détails ici. Je ne suis pas là pour ça aujourd’hui, a déclaré M. Balfour aux journalistes à l’extérieur de la salle d’audience.

La société a déclaré qu’elle demandait un accord semblable à ceux des autres services publics réglementés.

Au cours des deux prochaines années, l’argent que Nova Scotia Power dépensera en combustible pour produire de l’électricité ou acheter de l’énergie risque de dépasser 700 millions $.

Une demande critiquée

Les chefs des partis d’opposition de la Nouvelle-Écosse ont critiqué la demande d’augmentation des tarifs.

Ils demandent cette augmentation sans précédent en se basant sur les arguments selon lesquels la transition vers une énergie propre aura un impact sur leur résultat net, a déclaré le chef du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse, Zach Churchill.

Mais la réalité, c'est que plus de la moitié de cette demande d’augmentation des tarifs est destinée à augmenter considérablement les profits sans tenir compte des impacts pour les Néo-Écossais.

Claudia Chender et Zach Churchill s'adressent aux journalistes.

La chef du NPD de la Nouvelle-Écosse, Claudia Chender (à gauche), et le chef du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse, Zach Churchill (à droite), ont critiqué la demande d'augmentation des tarifs de Nova Scotia Power.

Photo : Radio-Canada

Claudia Chender, chef du NPD de la Nouvelle-Écosse, reproche aussi à Nova Scotia Power de vouloir faire payer les Néo-Écossais plus pour augmenter ses profits.

Nova Scotia Power veut être en mesure de récupérer la moitié de ses profits excédentaires au lieu de les rendre aux clients pour un soulagement bien nécessaires, comme c’est la pratique actuelle, a déclaré Mme Chender.

Les audiences doivent durer tout le mois de septembre.

Avec les informations de Anjuli Patil, de CBC

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