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Damien Chazelle s’intéresse aux excès hollywoodiens des années 1920 dans Babylon

Brad Pitt sourit et fait un signe de la main sur un tapis rouge.

Brad Pitt interprète l'un des personnages principaux du film «Babylon».

Photo : Getty Images / Victor Boyko

Agence France-Presse

Le réalisateur de Pour l’amour d’Hollywood (La La Land), Damien Chazelle, a présenté lundi au Festival international du film de Toronto un aperçu de Babylon, son ode très attendue à l'Hollywood hédoniste des années 1920 où les drogues circulent abondamment.

Le film, mettant en scène Brad Pitt, Olivia Wilde et Margot Robbie, se penche sur les débuts obscurs du berceau du cinéma américain.

La première bande-annonce présente des personnages fictifs, mais inspirés de véritables vedettes de l'époque des films muets, qui prennent part à des soirées débridées mêlant monticules de cocaïne, éléphants et danseuses érotiques.

L'idée était de capturer l'esprit de cette époque, qui est beaucoup plus sauvage que la conception que l'on se fait des années folles, a expliqué Damien Chazelle au public. Il y avait plus d'excès, plus de drogues, un mode de vie extrême, dans tous les sens du terme, encore plus que beaucoup de gens le pensent.

Le film, qui est toujours en cours de production, est déjà présenté par le studio Paramount comme un nouvel espoir de récompenses pour le réalisateur américain, qui a déjà remporté un Oscar avec Whiplash avant de recevoir celui du plus jeune meilleur réalisateur avec Pour l’amour d’Hollywood (La La Land).

Brad Pitt incarne une star du cinéma bien établie, que l'on voit dans la bande-annonce en train de tourner une grande scène de bataille médiévale, tandis que Margot Robbie joue une aspirante actrice à la vie nocturne trépidante.

Une version du rêve américain

Babylon montre comment l'arrivée des films parlants et les grands changements sociétaux et technologiques de l'époque ont transformé Los Angeles, une ville qui venait tout juste d'être construite de toutes pièces dans le désert californien.

Pour faire ça, il faut un certain genre de cinglés. C'est cette sorte de rêve américain, de vision dérangée et folle, a souligné Damien Chazelle.

Je ne pense pas que ce soit une grande surprise de découvrir que les gens qui ont fait ça prenaient aussi beaucoup de drogues et faisaient beaucoup la fête. Tout cela fait partie intégrante du décor, a ajouté le réalisateur.

Je voulais donc essayer de capturer tout cela, avec les hauts et les bas. L'humanité dans ce qu'elle a de plus glamour et dans ce qu'elle a de plus bestial et dépravé, a-t-il raconté. Il faut un peu de tout cela pour expliquer ce qui se passait dans la vie réelle.

Babylon sortira dans un nombre limité de cinémas le jour de Noël, juste à temps pour être admissible aux Oscars en mars, avant une diffusion plus large en janvier.

Il s'agit de l'un des nombreux films célébrant l'importance du cinéma lui-même qui sont présentés au Festival international du film de Toronto (TIFF) de cette année.

Samedi, Steven Spielberg a reçu une chaleureuse ovation pour Les Fabelman (The Fabelmans), son film semi-autobiographique sur son amour du cinéma lorsqu'il était enfant, qui est déjà considéré comme un favori pour les Oscars.

Plus tard dans la journée de lundi, le réalisateur de Beauté américaine (American Beauty) et de 1917, Sam Mendes, présentera Empire of Light, qui raconte une histoire d'amour dans un vieux cinéma des années 1980 en Angleterre.

Le TIFF, le plus grand festival de cinéma d'Amérique du Nord, se poursuit jusqu'à dimanche.

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