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L’École des pêches de Grande-Rivière ou l'histoire d'une persévérance gaspésienne

Devenue une composante du Cégep de la Gaspésie et des Îles, l'École des pêches et de l'aquaculture déploie maintenant son offre de formation un peu partout au Québec.

Le bâtiment en 1948.

L’École d’apprentissage en pêcheries de Grande-Rivière a été inaugurée le dimanche 27 juin 1948.

Photo : site web de l'École des pêches

Durant l'année 2022-2023, la maison d'enseignement soulignera son 75e anniversaire par le biais de différentes activités.

Responsable du Bureau école industrie, Robert Nicolas travaille à l'ÉPAQ depuis 35 ans. Il raconte que la création de cette institution répondait à de grands besoins en 1948. 

Ça coïncidait avec le développement des activités de pêche commerciale à l'époque, explique-t-il. 

« C’est assez impressionnant de constater qu’à la première année d'opération, il y avait eu 836 personnes qui s'étaient inscrites à l'École. »

— Une citation de  Robert Nicolas, responsable du Bureau école industrie à l'École des pêches et de l'aquaculture

Les cours ne s’adressaient pas qu’aux pêcheurs.

L’ÉPAQ offrait des cours de cuisson du poisson, de mécanique, de secourisme, d’éléments de menuiserie, de dessin industriel, de soudure. Elle proposait aussi la formation professionnelle à de jeunes pêcheurs, apprend-on dans un résumé dans le site web de l'école.

Déjà, après quatre années d’existence, il a fallu agrandir les locaux pour répondre à la demande et de nouveau en 1962.

Si les besoins qui étaient exprimés par l'industrie à l'époque étaient davantage reliés à la capture et à la transformation, la mission et les mandats de l’ÉPAQ ont évolué en même temps que les besoins de l’industrie.

Cette maison d'enseignement a changé d'appellation à six reprises et a été, au fil du temps, rattachée de près ou de loin à plusieurs plusieurs ministères.

En 1965, la juridiction de l'École d’apprentissage en pêcheries était transférée du ministère de l’Industrie et du Commerce au ministère de l’Éducation. Elle devient alors l'École des pêcheries.

Le bâtiment.

L’École des pêches à la fin des années '60, début des années '70

Photo : site web de l'École des pêches

En 1968, l’école se dotait d’un bateau, le E.P., pour permettre une meilleure formation des futurs pêcheurs.

En 1969, l'institution se greffait au cégep de la Gaspésie.

Elle a pris le nom d’École des pêches, puis celui d’Institut des pêches du Québec à la fin des années 1970 pour devenir le Centre spécialisé des pêches en 1983.

La date du 12 novembre 1984 est marquée au fer rouge pour ceux qui s'en souviennent puisque le bâtiment a été ravagé par un incendie.

Le bâtiment en flammes.

Le 12 novembre 1984, l'édifice a été détruit par un incendie.

Photo : site web de l'École des pêches

La reconstruction d’une nouvelle école a toutefois permis l’installation d’équipements plus modernes, de laboratoires, d'ateliers et de classes mieux adaptées.

En 1988, le Centre spécialisé des pêches s'est joint au Regroupement des écoles nationales du Québec.

L’ÉPAQ porte son appellation actuelle depuis 2007.

Une constante évolution

L'ÉPAQ a aussi fait l'objet d'un grand processus de réévaluation de sa pertinence et ses orientations, il y a quelques années.

On devait s'adapter aussi, suivre l'évolution de l'industrie avec une technologie de pointe, puis avoir aussi les équipements liés à la navigation, en mécanique marine ou en transformation, puis au fil des ans, tout ça a évolué et on en est extrêmement fiers, commente M. Nicolas.

Il mentionne également que la mission de l’ÉPAQ, qui est de demeurer toujours en avant des tendances, repose sur ses épaules.

C’est un peu mon rôle, à moi de me promener à travers le Québec maritime, plus particulièrement pour identifier des besoins de formation qui collent à la réalité, explique-t-il.

« On a une équipe d'enseignants, de professionnels et de techniciens dévoués, toujours passionnés, pour répondre à ces besoins qui sont de plus en plus évolutifs. »

— Une citation de  Robert Nicolas, responsable du Bureau école industrie à l'École des pêches et de l'aquaculture

Selon M. Nicolas, la pertinence de l’ÉPAQ est toujours indiscutable, notamment pour former la relève. Du côté de la capture, la moyenne d'âge est d'environ 54, 55 ans, précise-t-il. C'est la même chose dans le secteur de la transformation puis aussi au niveau de l'aquaculture.

Les besoins d'une main-d'oeuvre formée et compétente sont à partout. Que ce soit à bord des bateaux de pêche comme aide-pêcheur, pêcheur ou capitaine propriétaire ou encore avoir du personnel technique spécialisé dans les usines de transformation qui ont énormément évolué dans les 10, 15 dernières années au niveau de la technologie de la mécanisation, de la robotisation, puis dans le secteur de l'aquaculture aussi, énumère Robert Nicolas.

Le taux de placement des finissants de l’ÉPAQ est pratiquement de 100 % dans chacun des secteurs d'activité, selon M. Nicolas.

Le secteur des pêches connaît une excellente performance économique, c'est du jamais vu, donc c'est plus attirant pour les jeunes intéressés par les métiers de la mer, fait-il valoir.

Faire le plein d'étudiants

Robert Nicolas fait valoir que dans les cinq ou six dernières années, l’ÉPAQ a pu démarrer de nouvelles cohortes dans chacun de ses programmes.

Les installations de l'École des pêches et de l'aquaculture à Grande-Rivière.

Les installations de l'École des pêches et de l'aquaculture à Grande-Rivière de nos jours

Photo : Roger St-Laurent

La formation continue représente une avenue fort intéressante pour l'ÉPAQ. On a décentralisé nos activités de formation. On va offrir de la formation aussi directement dans les communautés sur l'ensemble du territoire du Québec maritime, dit-t-il. 

L’ÉPAQ est également très fière de travailler avec les communautés autochtones comme les Mi'kmaw de la Gaspésie, les Innus de la Côte-Nord ou la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.

Il y a un transfert de connaissances, explique Robert Nicolas.On va donner la formation dans toutes ces communautés. Ça se fait beaucoup en concertation, en consultation, puis les résultats sont excellents.

Avec toutes ces bonnes raisons de célébrer, l’ÉPAQ va afficher ses couleurs dans divers événements d’envergure pendant toute l’année scolaire pour remercier les partenaires parmi lesquels Pêches Océans Canada, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ainsi que le centre de recherche Merinov.

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