•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pierre Poilievre veut « transformer la peine en espoir »

Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, prononce un discours.

Pierre Poilievre a dit vouloir « transformer la peine en espoir » lors de son premier discours devant le caucus comme chef du Parti conservateur du Canada.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le coût de la vie était au cœur du discours que Pierre Poilievre a tenu au caucus conservateur national lundi, le premier depuis qu'il a été élu samedi à la direction du parti.

Le nouveau chef conservateur a promis de transformer la peine [des Canadiens] en espoir en s'attaquant à l'inflation et repris de son discours de victoire plusieurs exemples pour illustrer les injustices qu'il entend corriger.

Le nouveau chef du Parti conservateur du Canada a notamment mentionné avoir rencontré de jeunes trentenaires qui ont tout fait ce qu’on a demandé d’eux, mais doivent habiter dans le sous-sol de leurs parents, incapables de s’acheter une maison.

Il a aussi parlé de ces parents forcés de modifier l'alimentation de leurs enfants pour faire face à l’inflation, ajoutant qu'il était de plus en plus difficile de faire le plein d’essence ou encore de s’acheter des bottes de travail de qualité.

« Pour quelqu’un avec mes origines modestes, c’est très touchant de pouvoir m’adresser au caucus conservateur. »

— Une citation de  Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada
Pierre Poilievre prononce un discours.

Pierre Poilievre s'est adressé au caucus conservateur lundi, deux jours après avoir été choisi pour mener la formation politique.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Critique des politiques budgétaires du gouvernement, il a défié Justin Trudeau de ne pas augmenter les taxes et les impôts.

Si vous comprenez la souffrance des Canadiens qui ne peuvent pas payer le prix de l'essence, qui ne peuvent pas acheter une maison, qui paient plus pour leur hypothèque à cause des augmentations de taux d'intérêt […], faites un engagement aujourd'hui : pas d'augmentations de taxes, pas d'augmentations d'impôts, réduisons le coût de la vie pour les Canadiens, a-t-il dit.

Le député de longue date qui a remporté une victoire éclatante s'est dit prêt à travailler avec le premier ministre et sa coalition radicale "woke" avec le NPD, si cela sert les intérêts des Canadiens.

Mais il n’y aura aucun compromis sur ceci : les conservateurs ne vont jamais appuyer de nouvelles taxes et nous allons nous battre bec et ongles pour empêcher la coalition de faire cela, a-t-il assuré.

Traçant un parallèle entre le budget de l’État et celui d’une famille, il a affirmé que le gouvernement devait éviter les déficits et que chaque dollar dépensé devait provenir d’un dollar économisé.

Le chef conservateur a été une fois encore chaleureusement applaudi après avoir affirmé vouloir faire du Canada un pays où le gouvernement est le serviteur et où les citoyens sont les maîtres.

Pierre et Anaida Poilievre qui marchent et sourient avec leur bébé dans les bras.

Pierre Poilievre s'est présenté pour son discours devant le caucus conservateur avec sa conjointe Anaida Poilievre et leur enfant Cruz, qui fêtait lundi son premier anniversaire.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

« Branche d'olivier » pour le caucus du Québec

Pierre Poilievre a pris possession du bureau du chef de l'opposition, fort d'une victoire éclatante qui l'a vu rafler presque toutes les 338 circonscriptions du pays et approcher la barre des 70 % de soutien des membres du parti.

Il a bénéficié du soutien de 62 des 118 autres députés du parti pendant la course à la chefferie.

Pierre Poilievre a tendu la main lundi aux députés et sénateurs conservateurs du Québec, dont la vaste majorité avait appuyé son adversaire défait, Jean Charest.

Avant de rencontrer son caucus national, il a effectué une visite surprise à son caucus québécois.

On peut appeler ça une branche d'olivier, mais [c'était] surtout pour démontrer que le caucus du Québec est important pour lui, a expliqué en mêlée de presse le député Pierre Paul-Hus.

Selon M. Paul-Hus, le seul député québécois à avoir appuyé M. Poilievre dans la course, les députés du Québec étaient vraiment impressionnés de constater que le premier geste de Pierre Poilievre lors de cette première journée [a été] d'aller rencontrer le caucus québécois et d'avoir une discussion avec tout le monde, un par un.

Le président du caucus québécois, Bernard Généreux, a indiqué que cette rencontre a duré près de trois quarts d'heure. Il nous a écoutés. Il a fait le tour. Il est venu entendre tout le monde, a-t-il dit en assurant que le moral des troupes était bon.

M. Poilievre fera son entrée aux Communes à la reprise des travaux, le 20 septembre.

Jean Charest assis dans l'ombre, l'air déçu.

Jean Charest a terminé derrière Pierre Poilievre dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada avec environ 16 % des votes.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Reyes absent, Vien « contente »

Alain Rayes, qui a été président de campagne au Québec pour M. Charest, était absent à la réunion du caucus québécois aussi bien qu'à celle du caucus national, a-t-il affirmé.

Alain avait besoin de repos. Je pense qu'il a travaillé très, très fort et il avait besoin de prendre un peu de pas de recul, a mentionné M. Généreux.

M. Poilievre, qui n'a pas expliqué aux médias les raisons de sa visite surprise, a cependant déclaré dans un discours plus tard en matinée être très reconnaissant des contributions de tous les membres du caucus national, peu importe le candidat appuyé pendant la course à la chefferie ou si vous êtes restés neutres.

Tous ensemble. Nous faisons tous partie de la grande famille conservatrice, a-t-il conclu, provoquant une salve d’applaudissements.

La députée québécoise Dominique Vien, qui a été coprésidente de campagne pour M. Charest et ministre alors qu'il dirigeait le Québec, a dit avoir été contente de la visite de M. Poilievre.

On va laisser la chance au coureur. On va laisser le temps faire son œuvre et le prochain rendez-vous, c'est un rendez-vous électoral, a-t-elle soutenu.

Appelée à préciser si elle serait candidate aux prochaines élections, elle a répondu qu'elle ne dévoilait jamais à l'avance ses intentions de briguer un suffrage ou non.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !