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Le « rêve canadien » attire de plus en plus d’étudiants indiens au Canada

Des personnes avec des masques traversent une rue.

Si de nombreux jeunes citent la sécurité personnelle comme raison principale pour venir étudier au Canada, la qualité de l’éducation postsecondaire fait aussi parti du « rêve canadien », disent des experts.

Photo : Ben Nelms/CBC

Radio-Canada

De plus en plus d’étudiants indiens viennent faire des études postsecondaires au Canada et notamment en Colombie-Britannique.

En 2021, 42 % des visas octroyés à des étudiants internationaux l’ont été à des étudiants originaires de l'Inde, précise Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), une proportion qui a doublé depuis 2015.

Selon un rapport du gouvernement de la Colombie-Britannique, plus de 150 000 étudiants internationaux étaient inscrits dans des établissements postsecondaires, secondaires et élémentaires de la province en 2017, soit le quart des étudiants internationaux au Canada.

Des experts attribuent cette hausse à la qualité de vie au Canada, à l’essor de la classe moyenne en Inde et au chômage des jeunes dans ce pays.

Plus de sécurité

Originaire du village de Bakipur, dans le nord de l'Inde, Karan Singh, 20 ans, étudie la criminologie à l'Université polytechnique Kwantlen (KPU) de Surrey, depuis le mois de décembre.

Ses parents pensaient qu'il serait plus en sécurité au Canada, en raison de l'environnement politique turbulent en Inde.

Karan Singh.

Karan Singh étudie à l'Université polytechnique Kwantlen (KPU) de Surrey, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Sarbmeet Singh

Si la sécurité personnelle est la raison principale de la venue de Karan Singh au Canada, la qualité de l’éducation postsecondaire et l’attrait du rêve canadien motivent bien d’autres jeunes qui choisissent de venir au pays, estiment des experts.

Selon le professeur d'histoire à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) Henry Yu, la forte hausse des demandes de permis d’études en provenance de l'Inde peut être attribuable à une classe moyenne croissante dans le pays qui peut se permettre d'envoyer ses enfants à l'étranger.

Le politologue à KPU Shinder Purewal estime également que les divers domaines d'études offerts au Canada sont attrayants pour les jeunes Indiens, compte tenu notamment du taux de chômage élevé pour cette catégorie de population dans ce pays.

« N'oubliez pas que l'Inde est le pays qui compte le plus grand nombre de jeunes de moins de 25 ans au monde. Les possibilités d'emploi pour un si grand nombre de personnes sont plutôt limitées en Inde. »

— Une citation de  Shinder Purewal, politologue, Université polytechnique Kwantlen

Shinder Purewal souligne que les secteurs privé et technologique de l'Inde, qui ont connu une croissance rapide, n'offrent pas la sécurité d'emploi ou les avantages sociaux que proposent les employeurs canadiens.

Surpris par le coût de la vie

Si la qualité de vie est attrayante en Colombie-Britannique, la secrétaire-trésorière de la Fédération des étudiants de la province, Tashia Kootenayoo, affirme que beaucoup d’étudiants sont surpris par le coût de la vie.

« Selon nos données, près de la moitié des étudiants internationaux ne disposent pas de solides ressources financières. »

— Une citation de  Tashia Kootenayoo, Fédération des étudiants de la Colombie-Britannique

De nombreux étudiants, dont certains viennent de l’Inde, disent avoir recours aux banques alimentaires, ajoute-t-elle.

Elle déplore que les frais de scolarité pour les étudiants internationaux soient plus élevés que ceux des Canadiens : Leurs frais sont utilisés pour combler les lacunes des budgets opérationnels [des universités]. C'est un problème que le gouvernement provincial doit régler.

La Fédération des étudiants demande donc un financement public plus important pour les établissements d’étude de la province, ainsi que des règlements pour plafonner les frais payés par les étudiants internationaux.

Avec les informations de Sarbmeet Singh et d'Akshay Kulkarni

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