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Faut-il attendre avant d’acheter une habitation en Alberta?

Le ralentissement immobilier devrait être modéré en Alberta avant de laisser place à une reprise, selon des spécialistes.

Pancarte sur laquelle est indiqué : vendu, avec des maisons en arrière plan.

Avec la hausse du taux directeur de la Banque du Canada à 3,25 %, certains marchés immobiliers ont ralenti au pays comme ceux de Vancouver et Toronto. Certains économistes prévoient toutefois que la baisse ne sera pas aussi importante en Alberta (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le marché immobilier connaît un ralentissement depuis quelques semaines au Canada et si l'indice des prix des propriétés a baissé de 1,7 % en juillet, ce n'est pas forcément le cas en Alberta. Faut-il espérer une baisse plus importante avant d'acquérir un logement dans la province?

Il y a quelques mois, Andrea Gibson a décidé de vendre sa maison. Depuis, elle désire se trouver un nouveau logement à Calgary, plus petit et plus abordable. La fluctuation des prix de l’immobilier ne l’inquiète pas.

Le marché immobilier calgarien a toujours été assez stable, dit-elle. Je veux avoir une maison.

Mais devrait-elle attendre que les prix baissent davantage pour s’acheter une nouvelle propriété? Déjà, la hausse du taux directeur de la Banque du Canada des dernières semaines se fait sentir avec un ralentissement du marché immobilier à Vancouver, Toronto et Montréal.

Sa courtière immobilière, Nadine Faule, tempère. Selon elle, le marché albertain ne connaîtra pas le même ralentissement qu’ailleurs au pays.

Nadine Faule, courtière immobilière, 9 septembre 2022.

Nadine Faule a plus de 30 ans d’expérience dans le marché immobilier.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Leblanc

« Ma prédiction c’est que si les gens attendent que les prix descendent l’année prochaine, je pense qu’il va y avoir beaucoup de personnes qui vont être déçues. »

— Une citation de  Nadine Faure, courtière immobilière

Des marchés immobiliers différents

D'abord, il faut préciser que le marché immobilier de l’Alberta n’est pas celui des autres provinces. Tandis que le prix de référence des logements n’a cessé d’augmenter au Canada depuis 2009, il n’a pas connu une hausse aussi importante à Edmonton ou à Calgary.

Pendant que le prix de référence en immobilier (appartement, maison unifamiliale avec un étage, maison unifamiliale avec deux étages, maison en rangée) atteignait 790 000 $ au Canada en juillet 2022, il atteignait 520 000 $ à Calgary, et 398 000 $ à Edmonton lors de la même période.

Graphique en lignes pour Vancouver, Calgary, Edmonton, Toronto et Montréal.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Graphique : Prix de référence de l'immobilier au Canada, à Vancouver, Montréal, Toronto, Calgary, Edmonton.

Photo : Association canadienne de l'immobilier

Une situation qu’observe bien Yanick Harrison, courtier immobilier dans la région de Calgary pour la compagnie CIR Realty : Quand tu arrives [à Calgary] et que tu as vendu ta maison à Vancouver tu peux t'acheter une très belle maison détachée avec peut-être quelque chose ayant une [cour] ou un [sentier] que les enfants peuvent emprunter pour aller à l'école.

D’après un rapport de la Banque Nationale du Canada (Nouvelle fenêtre), Edmonton et Calgary figurent parmi les régions métropolitaines les plus abordables des grands centres canadiens. Le paiement hypothécaire mensuel pour tous types de logements représente 32,4 % du revenu médian à Calgary, et 28,7 % pour Edmonton. À Vancouver et Toronto, ce pourcentage est de 96,9 % et 91 % respectivement.

Une baisse pas si marquée du marché canadien?

Selon Charles St-Arnaud, économiste en chef d'Alberta Central, le paiement hypothécaire par rapport au salaire est également moins élevé dans la province comparativement à d'autres endroits.

Le paiement hypothécaire, malgré la hausse des prix, demeure par rapport au salaire beaucoup plus raisonnable [que dans les autres provinces]. Il y a donc peut-être moins de risque à la baisse dans un contexte de ville comme Calgary, Edmonton, Winnipeg par rapport à Toronto, dit-il.

Pour le courtier immobilier Yanick Harrison, le meilleur moment d'acheter une propriété est simplement lorsqu’on se sent prêt à le faire. Surtout pour les personnes qui pensent garder leur maison pendant une dizaine d’années.

Yanick Harrison, courtier immobilier, 7 septembre 2022.

Yanick Harrison est courtier immobilier depuis environ 15 ans en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Leblanc

Si quelqu'un arrive ici avec sa famille et l'on parle du long terme, à ce moment-là, dit-il, que ce soit aujourd'hui ou dans un mois, ça ne fera pas une grande différence. Cela dépend vraiment des besoins des gens.

Nadine Faule est du même avis, lorsqu’on coche certaines cases au niveau financier, c’est le moment d’acheter : Dans la mesure où ils ont un minimum de 5 % d’apport initial, qu’ils ont un travail, qu’ils n’ont pas plus de dettes que de salaire [...] Le meilleur moment pour acheter c’est lorsque les gens sont prêts.

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