•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le premier centre de crise en Abitibi-Témiscamingue verra le jour en 2023

Le plan en 3D du projet de centre de crise.

Le projet compte six chambres.

Photo : gracieuseté

Radio-Canada

Le premier centre de crise en Abitibi-Témiscamingue verra le jour en juillet 2023. L'établissement devait ouvrir cette année, mais la crise sanitaire et la hausse des coûts de construction ont retardé l'échéancier.

Le projet qui sera situé à Malartic est désormais évalué à 2,5 millions de dollars et jusqu'à maintenant, un peu plus de 1,7 million de dollars ont été amassés.

Avec six chambres, le centre doit offrir un service d'hébergement temporaire et un suivi individuel pour les personnes en situation de crise.

La directrice générale de l’organisme en prévention du suicide Besoin d’aide 24/7 rappelle que la région ne dispose toujours pas d'un tel établissement.

Marianne Chouinard rappelle que la région est classée dans les premiers rangs avec les taux de suicide les plus élevés dans la province.

Elle insiste donc sur l'importance du centre pour les personnes en détresse, qui ne sont pas prises en charge par les urgences.

Le centre de crise viendrait accueillir ces gens-là dans un milieu chaleureux et sécuritaire, mais en offrant les services d'intervenants professionnels. Donc, la personne elle n'a pas à retourner dans son milieu qui l'amène parfois, souvent, à amplifier la désorganisation. Je pourrais comparer le centre de crise à un centre pour les femmes victimes de violence [...]. Le centre de crise, il vient accueillir toute personne de 18 ans et plus, dit-elle.

La deuxième phase du projet suivra avec l'implantation de points de service dans l'ensemble des MRC de la région.

Lundi prochain, l'organisme va lancer une loterie pour sa deuxième campagne de financement.

Journée mondiale de la prévention du suicide

Affiche du Centre de prévention du suicide en Abitibi-Témiscamingue.

Affiche du Centre de prévention du suicide en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Le Centre de prévention du suicide du Témiscamingue (CPST) souligne la 20e journée mondiale de la prévention du suicide.

Il invite la population à inaugurer l’arbre de vie, l'arbre d’espoir à 19h samedi au parc du centenaire de Ville-Marie.

Des activités similaires se tiendront également aux quatre coins de la région.

L'activité vise à sensibiliser la population au problème du suicide et cette année, le thème de l'événement est : Créer l’espoir par l’action.

À Ville-Marie, la soirée se clôturera en allumant une chandelle, explique la directrice générale du centre.

Selon Anabelle Landry-Genesse, le suicide est de moins en moins tabou, mais il demeure important d'en parler souvent. On en parle de plus en plus, le sujet est de moins en moins tabou, et les gens sont au courant, mais pas totalement. On a des statistiques au niveau mondial étant donné que c'est la Journée mondiale de la prévention du suicide. Donc, on parle environ de 1 million de suicides par année dans le monde, auquel on ajoute à peu près 10 personnes à chaque personne qui se suicide, donc 10 endeuillées. Donc, on parle de 10 millions d'endeuillés par année. C'est pour ça qu'on trouve important de souligner cette journée.

Le CPST est d'ailleurs à la recherche d'une deuxième travailleuse de rang puisque la demande pour ce service est importante au Témiscamingue. La population agricole, c'est la population qui est la plus difficile à rejoindre dans le service d'aide. C'est une population qui est aussi touchée par la problématique du suicide, donc notre plus grand besoin serait de combler notre deuxième poste de travailleur de rang pour le Témiscamingue, rappelle Anabelle Landry-Genesse.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !