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Voici ce que les candidats à la chefferie du PCU promettent en éducation

Cet article fait partie d'une série de reportages sur les propositions des candidats, qui paraîtront tout au long du mois de septembre.

Une enseignante à l'avant d'une classe de jeunes élèves.

Les candidats n'ont pas tous des propositions détaillées en matière d'éducation.

Photo : Radio-Canada

Programme scolaire, écoles privées, financement : les candidats à la chefferie du Parti conservateur uni ont des idées bien arrêtées sur les changements qu’ils implanteront dans le domaine de l’éducation s’ils accèdent à la tête du parti, et donc au poste de premier ministre de l'Alberta, le 6 octobre. Voici un aperçu de leurs propositions.

La réforme du programme scolaire

Accusée de présenter une perspective trop européenne, colonialiste et chrétienne, la nouvelle mouture du programme scolaire présentée par le gouvernement de Jason Kenney a été révisée, puis implantée dans certains conseils scolaires, dont les francophones, en tant que projet pilote. Certaines matières, dans leur nouvelle version, sont officiellement enseignées depuis cet automne, comme les mathématiques et l’anglais langue première.

Devant la controverse que la réforme suscite encore, les candidates plus progressistes, Leela Aheer, Rajan Sawhney et Rebecca Schulz, se sont toutes engagées à suspendre l’implantation du programme scolaire et à le réécrire, en consultation avec les parents, les enseignants et les experts.

Un montage photo montrant le visage des sept candidats dans la course à la chefferie du PCU.

Les candidats dans la course à la direction du PCU sont, dans le sens des aiguilles d'une montre, à partant d'en haut à gauche : Leela Aheer, Brian Jean, Todd Loewen, Danielle Smith, Rebecca Schulz, Rajan Sawhney et Travis Toews.

Photo : Radio-Canada / Gouvernement de l'Alberta

Travis Toews, Todd Loewen et Brian Jean veulent plutôt le conserver, mais mieux consulter ou modifier le rythme d’implantation.

Pour sa part, Danielle Smith souhaite suspendre le programme scolaire, le temps que les élèves rattrapent les retards accumulés pendant la pandémie. Elle dit vouloir conserver certaines matières du nouveau programme.

Les écoles privées

Investir davantage dans les écoles privées est le cheval de bataille de l’ancien ministre des Finances Travis Toews. Il s’engage à leur offrir le même financement pour le transport scolaire qu'aux écoles publiques.

Nous devons niveler le terrain, pour que les parents aient un véritable choix en matière d'école. Si on n'a pas assez d'argent pour envoyer son enfant à l'école, ce n'est pas un vrai choix, croit-il.

Travis Toews, Danielle Smith et Brian Jean se disent intéressés par le modèle de l'État américain de l'Arizona, où l'argent suit l'enfant, peu importe l'école qu'il fréquente. Selon plusieurs, cela ouvre la porte à plus de financement des écoles privées, ce que souhaite Danielle Smith pour renforcer le choix des parents.

Tous les candidats dans la course se sont engagés à respecter le droit des parents d’envoyer leur enfant dans l’école de leur choix.

Réinvestir en éducation

La candidate Leela Aheer est la plus ferme à ce sujet : elle souhaite un réinvestissement important dans le domaine de l’éducation, ainsi que l’indexation du financement des conseils scolaires en fonction de la croissance de la population, de l’inflation et des inscriptions.

Vous avez équilibré le budget sur le dos des enfants et des personnes les plus vulnérables, a lancé Leela Aheer à l’intention de Travis Toews lors du débat d’Edmonton, à la fin du mois d'août.

Selon Rebecca Schulz, la clé passe par l’embauche de 3500 aides-enseignants et le doublement du budget en infrastructures pour les écoles. Rajan Sahwney bonifierait l’aide financière aux étudiants postsecondaires.

Les autres candidats n'ont pas fait de promesse en matière de réinvestissement, sauf Brian Jean, qui a reconnu qu'il ne procédera pas à des investissements importants dans ce domaine.

Rattraper le retard causé par la pandémie

Danielle Smith affirme que sa priorité dans le domaine de l'éducation sera de diagnostiquer tous les enfants d’âge scolaire pour déterminer leurs retards causés par la pandémie, ainsi que tout autre trouble de développement, afin de leur fournir le tutorat adéquat. Elle promet aussi de ne plus réinstaurer le port du masque à l'école, de ne les fermer sous aucun prétexte et d'empêcher les établissements postsecondaires d'imposer la vaccination obligatoire.

Pour sa part, Rebecca Schulz veut tester des projets pilotes de services en santé mentale et en orthophonie.

Todd Loewen souhaite quant à lui que les établissements postsecondaires forment davantage de médecins et d’infirmières pour répondre aux besoins de la province, sans toutefois expliquer comment.

Les candidats n’ont fait aucune promesse spécifique au sujet de l’éducation francophone.

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