•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Le glanage : une pratique intemporelle pour éviter le gaspillage alimentaire

Des glaneurs ramassent des carottes à Bouctouche.

Le glanage est une activité intemporelle et qui connaît un regain d'activité.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis des millénaires, les gens ont ramassé ce qui pouvait rester dans les champs une fois la production agricole récoltée. Cette pratique, qu’on appelle le glanage, comme le prouvent nos archives, persiste de nos jours et connaîtrait même un regain de popularité.

Le glanage aide les affamés

Le glanage existait, notamment dans la France médiévale, alors que les gens étaient autorisés à ramasser les grains, les fruits et les légumes qui restaient dans les champs et les vergers.

La pratique a été immortalisée par un célèbre tableau du peintre français Jean-François Millet intitulé Les glaneuses.

Le glanage s’effectue encore de nos jours et semble connaître une popularité accrue.

Reportage de la journaliste Thérèse Champagne sur l'activité du glanage dans la vallée de l'Okanagan. Yvon Leblanc anime La semaine verte.

Le 23 décembre 2001, l’émission La semaine verte présente un reportage de la journaliste Thérèse Champagne qui nous explique que l’on procède au glanage dans le monde moderne en ayant souvent à l'esprit un objectif humanitaire.

Dans la très riche vallée fruitière et maraîchère de l’Okanagan en Colombie-Britannique, des bénévoles s’unissent dans un organisme à but non lucratif appelé Les glaneurs.

Ceux-ci récupèrent les surplus, notamment les poivrons invendus de la serricultrice Edith Beck.

Pour diverses raisons, une portion substantielle de ses récoltes, comme celles d’autres producteurs dans la vallée de l’Okanagan et plus généralement en Amérique du Nord, se retrouvent au dépotoir et sont ainsi gaspillées.

Les glaneurs de l’Okanagan ne récupèrent pas ces surplus pour eux-mêmes.

Depuis 1994, ils organisent des corvées afin de transformer ces aliments pour nourrir des affamés dans les pays pauvres.

Ce sont les images de famine au Soudan et en Éthiopie qui ont motivé le fondateur de l’organisme, Ben Ellis, à faire quelque chose avec les produits agricoles inutilisés de la vallée de l’Okanagan.

De nombreux bénévoles vont couper et sécher une douzaine de variétés de légumes et de fruits qui seront intégrés dans des mélanges à soupe et des collations.

Les fruits et les légumes récupérés ont nourri des estomacs vides aux quatre coins de la planète.

À l’automne 2001, ils ont notamment alimenté les réfugiés dans des camps en Afghanistan et continuent d’être actifs en 2022.

Reportage du journaliste Michel Nogue sur les activités de glanage à Bouctouche au Nouveau-Brunswick

À l’autre bout du pays, à Bouctouche au Nouveau-Brunswick, le glanage a aussi ses adeptes, comme le montre ce reportage du journaliste Michel Nogue présenté au Téléjournal Acadie le 18 septembre 2013.

Gertrude Duplessis est une de ses militantes.

Elle participe à la cueillette de carottes laissées dans les champs après la récolte. Elle pourra en garder la moitié.

L’autre moitié est destinée à une banque alimentaire de la région.

Gertrude Duplessis vit avec une pension de retraite qu’elle trouve petite. Le glanage l’aide à s’alimenter à moindres frais.

C’est aussi une façon de rencontrer des gens et de soutenir le tissu social de sa communauté.

Le déchétarisme, forme urbaine du glanage

Le 27 juillet 2012, le Téléjournal nous présentait un reportage d’Émilie Dubreuil sur le déchétarisme qui est une forme urbaine du glanage.

Reportage de la journaliste Émilie Dubreuil sur la pratique du déchétarisme à Montréal

Le déchétarisme, nous apprend l’animatrice du Téléjournal Claudine Bourbonnais, est de plus en plus pratiqué par des jeunes de Montréal.

Ils le font souvent pour des raisons économiques, certes, mais aussi beaucoup par conviction idéologique.

Émilie Dubreuil s’est rendue au marché Atwater pour rencontrer des militants du déchétarisme.

Ces derniers affirment fouiller les poubelles de ce marché public montréalais parce qu’ils veulent lutter contre le gaspillage alimentaire.

Ils souhaitent consommer différemment et réintégrer une partie de cette nourriture jetée dans la communauté.

Si certains commerçants et producteurs appuient cette démarche, d’autres y sont plutôt réfractaires, car la salubrité et la santé publique, notamment, les inquiètent.

En 2021, selon un rapport publié par les Nations unies, le Canada était champion en Amérique du Nord du gaspillage alimentaire à la maison.

Chaque Canadien jetait 79 kg de nourriture par année, notait le rapport.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.