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Des employés de la Pâtisserie Gaudet s’estiment abandonnés

Le bâtiment de la Pâtisserie Gaudet.

La Pâtisserie Gaudet a été la proie des flammes en août, quelques jours après sa faillite.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

D'anciens employés de la Pâtisserie Gaudet, à Acton Vale, se sont mobilisés jeudi au coeur de la municipalité. Ils déplorent le traitement qui leur est réservé depuis la faillite de l'entreprise, au début du mois d'août.

Sans emploi après 35 ans de service à la Pâtisserie Gaudet, Sylvie Denis se sent laissée pour compte. Même si elle reçoit des prestations d'assurance-emploi, elle craint de perdre ses cinq semaines de vacances et son temps accumulé puisqu'elle n'a toujours pas les documents nécessaires pour bénéficier du Programme de protection des salariés, offert par Ottawa.

Ce sont des délais par-dessus des délais, puis on connaît la vie! Les délais, puis un moment donné, on passe tout droit et on se fait avoir! dit-elle.

Les 130 anciens travailleurs de l'endroit disposent d'un peu moins de deux mois pour soumettre leur demande au Programme de protection des salariés. Ils vivent tous dans l'incertitude, selon Johanne Gill, une ancienne responsable des comptes payables de la Pâtisserie Gaudet, qui montre du doigt le syndic du dossier.

On a fait faillite le 4 août, mais ça faisait un mois que les employés étaient privés de leurs salaires. Ça va faire! On a peur que nos salaires partent en fumée aussi. On nous promet les papiers d'une semaine à l'autre, mais si vous regardez l'article de loi, on a un maximum de 56 jours pour s'inscrire au Programme, explique-t-elle.

Des employés manifestent devant la Pâtisserie Gaudet, à Acton Vale.

Les anciens employés s'étaient rassemblés devant l'entreprise jeudi.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Johanne Gill estime que plus le temps s'écoule, plus certains travailleurs risquent de subir de lourdes conséquences de la faillite.

Ces employés qui n'ont pas tous des ordinateurs ou des cellulaires, ça va être quoi leurs démarches pour régler les problèmes qu'ils vont rencontrer?

Une citation de Johanne Gill, ancienne responsable des comptes payables de la Pâtisserie Gaudet

La crainte est aussi bien réelle pour Lise Gagnon, qui a perdu abruptement son poste après 43 ans de service : Ils me doivent cinq semaines de vacances qui n'ont pas été payées, des journées accumulées ainsi que des semaines à partir du mois de mai qu'ils me devaient pour mes vacances de l'an prochain.

Le syndic, Raymond Chabot Grant Thornton, invoque la difficulté à obtenir le registre complet des salariés pour expliquer ces délais. Les anciens travailleurs devraient recevoir les documents attendus la semaine prochaine, à l'intérieur du délai de 45 jours dont dispose la firme pour les fournir.

Récemment retraité après 45 ans passés à la Pâtisserie Gaudet, Jean Brunelle aurait souhaité une meilleure sortie de crise pour ses anciens collègues.

On a collaboré à l'émancipation et au rayonnement de l'entreprise. S'il vous plaît, donnez-nous juste notre dû. On ne vous demande pas des millions, conclut-il.

Au-delà de l'argent, ces travailleurs conservent l'espoir d'une éventuelle relance de l'entreprise.

D'après le reportage de Jean-François Dumas

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