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« Raccrocher » les élèves à l’école passe par le... travail !

Des élèves entrent dans un bâtiment avec leur sac sur le dos.

Il faut désormais aller rejoindre les élèves « raccrocheurs » directement dans leur milieu de travail, plaide le Centre de services scolaires des Sommets.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Déplacer les cours dans les entreprises? C’est l’une des stratégies trouvées par le Centre de services scolaire des Sommets pour inciter les jeunes à rester ou à revenir sur les bancs d’école. 

Nos raccrocheurs sont encore là quelque part, mais là, on va se déplacer où ils sont : au travail! , résume la directrice générale du Centre d'éducation des adultes des Sommets, Marie-Josée Langlois. 

Avec la pénurie de main-d'oeuvre en cours, les jeunes sont de plus en plus attirés par le marché du travail, où les salaires sont plus attrayants, poursuit-elle. Et de moins en moins par les études.

Difficile cependant de préciser combien d’élèves sont actuellement inscrits à la formation de base. Un portrait plus clair pourra être dressé à la fin de l’année, mais la directrice soutient que la diminution avoisine 30 %. D’où l’importance d’aller rejoindre les élèves directement où ils sont. 

On pense qu’il y a de l’espace pour qu'on puisse se rendre par exemple dans les entreprises où il y aura certainement des besoins de base. Je donne l’exemple d’adjoints administratifs qui pourraient avoir besoin de cours de français ou de gens qui travaillent dans une usine qui auraient besoin de lire des plans, illustre-t-elle. 

Plus de temps partiel

Aujourd’hui, le portrait a changé entre autres parce que le nombre d’élèves à temps partiel a augmenté. Il reste qu’on a quand même des jeunes qui sont là, mais on en voit de plus en plus souvent des jeunes qui nous fréquentent deux ou trois jours par semaine parce qu'ils travaillent de nuit , rapporte-t-elle. 

De plus, les élèves qui s’inscrivent sont des jeunes qui passent du secondaire à la formation de base, ou encore qui prennent une pause de l’école avant de s’inscrire à l’École de formation pour adultes. 

Le portrait change beaucoup parce qu’avant, ce qu’on avait, c’était des étudiants qui n'avaient pas d’emploi et qui venaient chez nous, explique Marie-Josée, précisant que certains étaient rémunérés par Emploi-Québec pendant qu’ils allaient à l’école. 

Marie-Josée Langlois note que chaque centre d'éducation des adultes a ses propres agents de développement. Ce qu’on va faire, c’est qu’on va appeler chacun des futurs raccrocheurs - c’est comme ca qu’on aime les appeler! - pour voir comment on peut les servir en milieu de travail, conclut-elle.

Et dans les Hauts-Cantons ? 

La situation n'est pas unique au Centre d'éducation des adultes des Sommets. Sur le territoire des Hauts-Cantons, 50 % des élèves inscrits l'année dernière à la formation aux adultes à East Angus et Coaticook ne sont pas revenus terminer leurs cours, cette année.

Selon le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, les élèves n'ont pas retourné les appels ou ont annoncé qu'ils ne revenaient pas parce qu'ils s'étaient trouvés un emploi.

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