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Le Service de police de la Nation Anishinabek autorise le port de jupes traditionnelles

Des policières en jupes dans un kiosque.

Les policières ont reçu leurs jupes lors d'une cérémonie.

Photo : Gracieuseté : Karen Bell

Radio-Canada

Le Service de police de la Nation Anishinabek autorise dorénavant le port de jupes traditionnelles. Elles seront notamment permises lors de cérémonies et d’événements officiels.

L’assermentation du nouveau chef du corps policier, Jeff Skye, le 31 août, a marqué la première fois que des policières ont pu porter ces jupes ornées de rubans noirs, jaunes, rouges et blancs. 

La sergente Karen Bell, de la Première Nation de Garden River, a proposé l'idée.

Je voulais simplement essayer de voir comment nous pourrions intégrer plus de traditions et de culture au sein du corps policier puisqu’il semble que nous nous éloignons de ça, raconte l'agente, qui travaille pour le corps policier depuis plus de 30 ans.

Mme Bell a tenté de trouver des façons de célébrer la culture autochtone au sein du service policier pendant plusieurs années. C’est en tombant sur l’idée de deux corps policiers de l’Ouest canadien qu’elle a trouvé l’inspiration pour aider son service à faire des changements.

Les jupes à rubans sont portées par plusieurs peuples autochtones comme tenues traditionnelles. Mme Bell explique qu’elles servent à célébrer la culture autochtone, mais aussi de reconnaître et d’accepter le rôle des femmes comme protectrices de la vie et de l’eau.

Nous sommes ici pour de bon

Les jupes ont été créées avec l’aide de la couturière Cathy Syrette. Elle a conçu 13 jupes pour les femmes du corps policier partout en province. Elles ont l’option de les porter si elles le souhaitent, ce que Mme Bell compte faire à chaque occasion.

C’est de montrer à la province et au Canada que nous sommes ici pour de bon et que, oui, nous sommes autochtones et différentes. Nous sommes uniques, affirme la sergente.

« Nous sommes les premiers peuples du pays. C’est de reconnaître que chacune d’entre nous a un devoir, un cadeau offert non seulement par le service de police, mais aussi par le créateur. »

— Une citation de  Karen Bell, sergente du Service de police de la Nation Anishinabek

Les jupes ont été présentées aux policières dans le cadre d’une cérémonie visant à reconnaître les défis qu’elles affrontent en tant que femmes qui, souvent, travaillent dans leur communauté natale et qui sont les seules femmes de leur détachement.

Le sergent Murray Bressette, le commandant du détachement de la Première Nation de Kettle & Stony Point, était ravi d’entendre l’idée de Mme Bell et était fier de voir une collègue porter sa jupe lors d’une récente cérémonie.

Ça démontre aux communautés où nous sommes, qu’on n’est pas en uniforme pour simplement faire X, Y ou Z. Nous sommes là pour faire partie de la communauté, pour comprendre les gens et pour célébrer notre culture avec eux, dit-il.

Avec les informations de Sarah MacMillan de CBC

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