Des programmes d’apprentissage du N.-B. ont souffert à cause de la pandémie

Un programme d'apprentissage par le jeu a été compromis par la pandémie.
Photo : iStock / kali9
Prenez note que cet article publié en 2022 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
La COVID-19 a perturbé les programmes d’apprentissage par le jeu, d’immersion en français, d’alphabétisation et même l’implantation d’autobus scolaires électriques.
De hauts responsables provinciaux de l’éducation ont brossé un tableau des nouvelles initiatives et des projets pilotes mis en difficulté par la pandémie.
Le projet de recherche n’est pas concluant en ce moment
, a déclaré le sous-ministre du secteur francophone, Marcel Lavoie, au sujet du projet pilote d’apprentissage axé sur le jeu lors d’une réunion du Comité des comptes publics de l’Assemblée législative.
Il y a donc d’autres décisions à venir, mais le programme est en pause en ce moment
, a-t-il déclaré.

Les sous-ministres Marcel Lavoie et George Daley ont été interrogés mardi au comité de l'Assemblée législative sur l'éducation.
Photo : Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
Le projet pilote visait à déterminer si une heure supplémentaire d’apprentissage par le jeu pour les élèves de la maternelle à la 2e année améliorerait les résultats.
Le sous-ministre du secteur anglophone, George Daley, a indiqué que le ministère espérait utiliser certaines conclusions lors des négociations du nouveau contrat de travail avec la Fédération des enseignantes et des enseignants du Nouveau-Brunswick.
Perturber l’apprentissage
Bien qu’il y ait eu des répercussions positives et que certaines écoles aient choisi de garder l’heure supplémentaire de jeu, la pandémie a perturbé l’apprentissage au point où il est impossible de tirer des conclusions claires.
Ce n’était pas comme s’il y avait une résistance à ce que nous avons fait
, a mentionné George Daley au comité de l’Assemblée législative qui examinait les rapports annuels 2019-2020 et 2020-2021 du ministère de l’Éducation.
Nous ne sommes tout simplement pas convaincus que nous pourrions prendre des données et les utiliser comme quelque chose de solide en raison de la tourmente créée par la pandémie.
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De même, un projet sur les autobus à carburant de remplacement qui a commencé en 2019 a été interrompu par la pandémie.
Idem pour une initiative majeure visant à permettre à quelques écoles anglophones d’explorer de nouvelles façons d’enseigner le français langue seconde.
Malgré cela, plusieurs des projets ont quand même permis au ministère de tirer des conclusions.
Le programme de français langue seconde auquel participait 11 écoles et deux centres d’apprentissage de la petite enfance, montrait des signes positifs, a déclaré George Daley à la députée provinciale progressiste-conservatrice Sherry Wilson.
Pas de financement spécial pour la COVID-19
Lors de la réunion de mardi du comité, le porte-parole libéral en matière d’éducation, Benoit Bourque, s’est dit surpris d’entendre les deux sous-ministres affirmer qu’il n’y avait presque pas de financement spécial pour la COVID-19 dans leurs budgets cette année.

Le député Benoît Bourque, porte-parole libéral en matière d'éducation, se demande pourquoi il n'y a pas davantage de financement lié à la pandémie dans les écoles cette année.
Photo : Radio-Canada
Benoît Bourque a déclaré qu’il était stupéfait d’apprendre qu’à part un million de dollars pour continuer à acheter des ordinateurs portatifs à certains élèves du secondaire et du financement pour le nettoyage, le financement lié à la COVID-19 avait pris fin.
Marcel Lavoie lui a répondu qu’une grande partie des 71 millions de dollars, il y a deux ans, avait servi à la création de ce qui équivalait à un nouveau système de garderies d’urgence rendu nécessaire par les confinements.
George Daley a également rejeté la perception selon laquelle les deux dernières années étaient toutes négatives pour les élèves.
Il a souligné qu’en 2020-2021, en raison de l’apprentissage hybride, il a eu moins de jours de tempête que la normale et un ratio élève/enseignant inférieur dans les salles de classe lorsque les élèves étaient présents à l’école.
D’après un reportage de Jacques Poitras de CBC
