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La seule épicerie de Taschereau s’apprête à fermer ses portes

Un dépanneur de l'enseigne Marché Éclair.

Le Marché Le Bon Choix de Taschereau en est à ses derniers moments en raison de la pénurie de personnel et d'une baisse de l'achalandage, mais le dépanneur poursuivra ses opérations (archives).

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le Marché Le Bon Choix, seule épicerie à Taschereau, en Abitibi-Ouest, vit ses derniers moments.

La pénurie de main-d'œuvre et la baisse continuelle de l’achalandage ont contraint les propriétaires, Diane et Octave Vallée, à envisager la fermeture imminente de l’épicerie qu’ils avaient achetée en 2013 pour… la sauver de la fermeture. Les heures d’ouverture ont été réduites, le temps de liquider certains stocks, avant de mettre la clé sous la porte d’ici la fin du mois.

On est en train de liquider tout le périssable, tout ce qui rentre dans des congélateurs et des réfrigérateurs, avant de fermer. Après ça, on va finir de liquider à partir du dépanneur. Le dépanneur, on le garde. C’est moins lourd; il y a moins de machines, moins de compresseurs, et l’achalandage est plus au dépanneur qu’à l’épicerie. C’est plus passant, indique Octave Vallée.

Ce dernier explique qu’en plus d’avoir de la difficulté à pourvoir tous les postes à l’épicerie, avec trois employés sur cinq en ce moment, il vient de perdre une employée au Dépanneur Idéal, dont il est aussi le propriétaire avec son épouse depuis 2006, à Taschereau également. Deux des trois employés de l’épicerie seront rapatriés au Dépanneur Idéal.

« Il manque du monde. Il faudrait qu’on s’investisse deux fois plus, mais on ne peut pas, parce qu’on s’investit déjà à 100 %, Diane et moi. C’est pour ça qu’il fallait qu’on ferme un des deux commerces, l'épicerie ou le dépanneur. On a choisi de garder le dépanneur, parce qu’on pense que c’est de ça que les gens ont besoin à Taschereau, pas d’une épicerie. »

— Une citation de  Octave Vallée, copropriétaire du Marché Le Bon Choix de Taschereau
Octave Vallée, tout sourire, derrière le comptoir de son épicerie.

Octave Vallée dans son épicerie (archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Bonifier le Dépanneur Idéal

Les gens font aussi de plus en plus leur marché à Amos, à Macamic, à La Sarre ou même à Rouyn-Noranda, parce qu’ils travaillent à l’extérieur. Octave Vallée comprend la situation et souligne qu’il est difficile pour une petite entreprise locale de rivaliser avec les prix et la variété des grandes surfaces situées dans les plus grands centres.

Ça fait aussi quelques années qu’il n’y a pas assez de ventes pour couvrir tous les frais et être capable d’améliorer le commerce. On fait juste vivre et on ne peut pas mettre d’argent de côté pour les coups durs, rénover ou agrandir le magasin. On n’a plus d’hypothèque à l’épicerie, donc ce n’est pas qu’on a de la misère à faire nos paiements. Ce qu’on va faire, c’est bonifier le service au Dépanneur Idéal. On veut ramener des réfrigérateurs de l’épicerie pour donner plus de variété, changer des étagères. Mais on ne pourra pas avoir tout ce qu’il y avait dans l’épicerie ni la boucherie, précise Octave Vallée.

Le commerçant craint toutefois qu’une partie de sa clientèle régulière soit pénalisée, étant donné que l’épicerie la plus proche de Taschereau sera située à une trentaine de kilomètres du côté de Macamic, ou à une quarantaine de kilomètres du côté d’Amos.

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